Les débats sur le développement des transports sont au centre d'une loi-cadre examinée cette semaine au Sénat. Les 22 articles de ce projet, défendu par le ministre des transports Philippe Tabarot, seront analysés à partir de mercredi. Jean-Marc Vayssouze-Faure, président de l'association Urgence POLT, s'est dit très optimiste lors de son passage sur ICI Limousin matin ce lundi. « Nous vivons une époque où il est clair pour tous, surtout avec la crise énergétique, que le train représente un mode de transport d'avenir, souvent décarboné, donc à privilégier », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que « cette loi cadre pose des bases pour plusieurs lois de programmation impliquant des engagements sur une décennie ». Cependant, il a exprimé ses inquiétudes : « La véritable difficulté réside dans l'absence de précisions concernant les délais pour la mise en œuvre de ces engagements ».
Un manque de financement pour les petites lignes ?
Vayssouze-Faure a rappelé les investissements déjà réalisés sur la ligne POLT et a exprimé le souhait que ces fonds soient « sécurisés pour éviter de reproduire les erreurs du passé et garantir un entretien régulier ». Selon lui, la loi cadre aborde également la question cruciale des petites lignes : « Sommes-nous en train de les laisser à l'abandon ? » Sa préoccupation se concentre sur un manque de financements adéquats pour ces lignes de desserte. « Le financement de ces lignes est souvent partagé entre les régions et l'État, et chacun semble se décharger sur l'autre », a-t-il lancé. Alors que le réseau français compte 23 000 kilomètres de voies, il a souligné que « les petites lignes, représentant le tiers de ce réseau, nécessitent une attention particulière pour leur entretien futur ». Cette interview a permis de mettre en lumière des enjeux cruciaux pour le transport ferroviaire en France.







