Situé à quelques mètres des rives du Rhône, le village de Cornas se retrouve sous le choc suite à la récente découverte d'une brebis morte, mère de deux agneaux. Philippe Gavotto, éleveur et responsable d'une association de chiens de travail, est persuadé que le coupable est le loup. "La manière dont la bête a été attaquée ressemble à celle du loup" explicite-t-il, sachant pertinemment qu'un chien ne commettrait pas depuis la graine de telles blessures chirurgicales.
Pression accrue du loup en Ardèche
Bien que l'Office français de la biodiversité (OFB) n'ait pas encore confirmé la présence du loup, Gavotto assure que la situation devient critique. Il déclare que de nombreux éleveurs se sont équipés de chiens de protection après avoir été victimes d'attaques répétées.
Alain Crosier, président de la fédération départementale des éleveurs ovins, abonde dans le sens de Gavotto. Il évoque des incidents récents à centre-Ardèche et parle d'une meute qui s'approche dangereusement. "Nous sommes constamment inquiets. Les bêtes sont à l'intérieur pour l'instant, mais il faudra bien les sortir et nous craignons le pire", souligne-t-il.
Appel à une meilleure protection
Crosier exprime aussi le besoin urgent d'une aide gouvernementale pour les éleveurs, réclamant que l'ensemble du département soit considéré comme une zone de prédation probable. Actuellement, 90 des 335 communes ardéchoises demeurent en zone sans aides, augmentant la vulnérabilité des éleveurs face à ces prédateurs.
Depuis le début de l'année, les éleveurs ont signalé sept attaques, entraînant la mort de douze animaux dans la région, selon des chiffres communiqués sur leur plateforme locale. Les autorités, sollicitées pour fournir un bilan officiel, n'ont pas encore répondu.







