Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019, Emmanuel Macron a envisagé que les petites retraites, pour les personnes ayant eu une carrière complète, soient fixées à un minimum de 1 000 euros par mois. Ce projet vise à garantir un revenu décent pour les retraités qui ont cotisé sur de modestes salaires.
Comprendre les deux mécanismes de solidarité
Il existe actuellement deux dispositifs en France visant à garantir un revenu minimum aux retraités : le minimum vieillesse et le minimum contributif. Le minimum contributif est destiné aux personnes qui perçoivent une retraite à taux plein après avoir cotisé, même si leurs salaires étaient modestes. Ce montant est automatiquement attribué si le retraité bénéficie d'une retraite de base au taux plein, indépendamment des autres revenus. En 2020, ce minimum était de 702,55 euros par mois, mais peut descendre à 642,93 euros pour ceux ayant moins de 120 trimestres de cotisation.
D'autre part, le minimum vieillesse, ou allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), est accessible à toutes les personnes âgées, mais son montant dépend de la situation financière et familiale. En 2020, l'Aspa portait ainsi les ressources des bénéficiaires célibataires à 903,20 euros par mois. Il convient de noter que cette aide doit être demandée et peut être récupérée sur l'héritage si celui-ci dépasse 39 000 euros.
Un seuil de 1 000 euros pour récompenser le travail
Le président Macron a précisé que son objectif ne concernait pas les bénéficiaires de l'Aspa, mais plutôt ceux qui ont travaillé suffisamment pour toucher une retraite complète. La ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a souligné que l'introduction d'un plancher de 1 000 euros permettrait de créer un écart de 100 euros avec le minimum vieillesse. Cela viserait à mieux récompenser le travail effectué par ceux qui ont cotisé durant de nombreuses années.
Cela dit, une augmentation de 300 euros du minimum contributif ne semble pas envisageable. Le chiffre de 1 000 euros pourrait en fait prendre en compte à la fois la retraite de base et celle complémentaire. Pour plus d'informations sur vos droits concernant le minimum contributif et l'Aspa, consultez notre dossier spécial : Le minimum auquel vous avez droit.







