La pollution lumineuse est un phénomène visible dans de nombreuses villes, où l'éclairage urbain crée un halo surplombant qui perturbe non seulement notre vision nocturne, mais également les écosystèmes locaux. Cet excès de lumière nuit aux cycles biologiques de nombreuses espèces, en particulier celles qui évoluent la nuit.
Les impacts de la lumière artificielle sur la faune nocturne
Bien que les humains soient majoritairement diurnes, de nombreuses espèces nocturnes, tels que les papillons de nuit, les chouettes et les chauves-souris, dépendent de l'obscurité pour leur survie. Environ 60 % des invertébrés et 30 % des vertébrés sont nocturnes. Malheureusement, la pollution lumineuse entraîne une diminution de ces populations.
Des exemples frappants incluent :
- Vér luisant : La lumière artificielle rend difficile la détection de la bioluminescence, essentielle pour la reproduction.
- Merle : La lumière excessive peut provoquer des cycles de reproduction anormaux.
Ces perturbations affectent également les interactions écologiques comme la pollinisation.
Agir localement pour un jardin plus sombre
Des réglementations comme l'arrêté du 27 décembre 2018 visent à réduire les nuisances lumineuses. Cependant, les actions individuelles peuvent avoir un impact significatif. Voici quelques stratégies pour diminuer votre empreinte lumineuse :
- Éclairez uniquement lorsque vous êtes à l'extérieur.
- Dirigez les lumières vers le sol.
- Optez pour des ampoules LED à basse intensité avec une couleur ambrée.
Chaque petit geste compte pour préserver notre biodiversité nocturne. En prenant des mesures pour réduire l'utilisation de la lumière dans nos jardins, nous contribuons à protéger la faune qui en dépende.







