L’épilobe (Epilobium) aime les terrains frais et bien drainés, se développant dans les sous-bois et les clairières d’altitude. En Europe, une trentaine d’espèces existent, parmi lesquelles deux standards se distinguent pour leurs propriétés médicinales.
Les épilobes vivaces intéressants
Epilobe à petites fleurs (Epilobium parviflorum) se caractérise par sa taille de 30 à 80 cm avec ses petites feuilles velues et ses fleurs délicates de couleur rose pâle, mesurant moins de 8 mm. Cette plante est reconnue pour ses vertus bénéfiques sur l’hypertrophie de la prostate, favorisant une meilleure miction. Une infusion à base de 15 g de plantes sèches par litre est conseillée, à raison de 3 à 4 tasses par jour, permettant également de bénéficier de ses propriétés anti-inflammatoires et digestives.
Epilobe en épi ou laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium), nettement plus élevée, peut atteindre 1 mètre et se distingue par ses feuilles étroites et ses grappes de fleurs violettes. En cuisine, toutes ses parties sont comestibles : les jeunes pousses et feuilles se consomment crues ou cuites, tandis que les tiges se cuisinent comme des asperges, ajoutant une note astringente à un risotto ou autre plat.
Conditions de croissance et entretien
Cette plante herbacee se développe idéalement dans un sol riche en humus, frais et bien drainé, exposé à mi-ombre ou au soleil. Les semis peuvent se faire sous châssis froid au printemps, et des boutures herbacées peuvent être réalisées. Si l’épilobe prolifère trop dans votre jardin, il est recommandé de couper les fleurs fanées pour limiter la semence.
Récolte et utilisation
Pour une utilisation thérapeutique, l’épilobe à petites fleurs se récolte pendant l’été et se fait sécher. Les jeunes pousses de l’épilobe en épi, quant à elles, sont mieux dégustées avant la floraison pour en apprécier la tendreté. Toutefois, prudence est de mise, car cette plante peut devenir envahissante si ses graines se disséminent trop largement.







