de petits amas cotonneux nichés dans l'écorce ou le long des jeunes pousses peuvent sembler inoffensifs, mais ils trahissent souvent la présence d'une cochenille. cet insecte suceur se protège sous une couche cireuse blanchâtre et pompe la sève de l'arbre, provoquant un affaiblissement progressif et favorisant l'apparition de fumagine via le miellat.
que sont ces fils blancs et pourquoi faut-il s'en préoccuper ?
les cochenilles, qu'elles soient farineuses ou à bouclier, vivent en colonie et se dissimulent dans les crevasses du tronc, à la base des feuilles ou sur les jeunes rameaux. en aspirant la sève, elles ralentissent la croissance, jaunissent le feuillage et réduisent la floraison et la fructification. le miellat qu'elles sécrètent attire des champignons noirs (fumagine) qui encrassent les feuilles et limitent la photosynthèse. plus l'infestation est découverte tard, plus la récupération devient difficile.
comment les repérer et agir rapidement
une détection précoce améliore fortement les chances de sauver l'olivier. observez régulièrement au printemps et en été, surtout après les périodes sèches ou un stress hydrique.
- signes d'infestation : amas cotonneux blancs, substance collante sur les feuilles (miellat), taches noires de fumagine, ralentissement de la pousse.
- ne pas confondre avec des toiles d'araignée : la cochenille s'accompagne de miellat et parfois d'insectes immobiles en forme de bouclier.
mesures à privilégier avant l'usage massif de produits chimiques : nettoyage manuel (chiffon imbibé d'eau savonneuse ou d'alcool à 70° pour essuyer les foyers), pulvérisation d'huile horticole (huile blanche) en période calme et sèche pour étouffer les adultes, ou application localisée de savon noir. le neem et d'autres préparations naturelles peuvent compléter l'arsenal. pour les cas plus sévères, des insecticides biologiques à base de pyrèthre, appliqués selon les recommandations, restent une option, tout en préservant les auxiliaires (coccinelles, syrphes...).
prévention et entretien pour renforcer l'olivier
la santé de l'arbre est la première barrière contre les attaques. adoptez des gestes simples et réguliers :
- tailler pour aérer la ramure et limiter l'humidité stagnante ;
- arroser modérément et régulièrement sans engorger le substrat ;
- éviter les excès d'azote qui favorisent les pousses tendres prisées par les cochenilles ;
- favoriser la biodiversité (plantes compagnes, hôtel à insectes) pour attirer les prédateurs naturels.
pour les oliviers en pot, surveillez de près : rempotez tous les 2–3 ans, évitez de les serrer près d'autres plantes sensibles et changez le terreau en cas d'infestation récurrente. en résumé, un olivier n'est pas condamné : vigilance, gestes ciblés et respect des auxiliaires suffisent souvent à enrayer une invasion et à redonner à l'arbre vigueur et beauté.







