Lors du premier tour des élections municipales de 2026 à Menton, la députée RN Alexandra Masson a créé la surprise en arrivant largement en tête. Malgré le soutien des principales formations de droite, comme LR, Renaissance et Horizon, Louis Sarkozy, fils de l'ex-président, n'a pas réussi à s'imposer.
Avec 36,5 % des voix, Masson a cependant connu une légère baisse comparé aux législatives de 2024, où elle avait été réélue dès le premier tour.
Un rassemblement à droite en perspective
La compétition est serrée entre les différentes listes de droite : Sandra Paire, ancienne adjointe du maire historique, obtient 19,74 %, tandis que Louis Sarkozy arrive à 18,01 % et Florent Champion, ancien adjoint du maire sortant, obtient 15,09 %. La gauche, représentée par l’écologiste Laurent Lanquar-Castiel et la candidate Reconquête ! Émilie Ria, ne parvient pas à passer la barre des 10 % pour se qualifier au second tour.
Les candidats de droite ont commencé à discuter d'une éventuelle alliance, avec l'espoir de dépasser le score de Masson. Louis Sarkozy a déclaré, suite aux résultats de dimanche, que "Menton ne veut pas du Rassemblement national" et que la droite a la capacité de l'emporter ensemble.
Perception de Louis Sarkozy à Menton
Arrivé à Menton en 2025, Sarkozy peine à s'ancrer dans le paysage local. Après une enfance aux États-Unis, il est perçu par certains comme un "parachuté". Ses propositions controversées, telles que la légalisation des drogues, ont également suscité des réactions mitigées.
En 2020, le maire sortant Jean-Claude Guibal, alors candidat à sa réélection, avait remporté 55 % des voix au second tour face à l'ancien mari de Masson, Olivier Bettati. Cependant, la situation a changé depuis le décès soudain de Guibal en 2021, laissant place à des luttes internes au sein de sa famille politique.
Yves Juhel, son ancien adjoint, a remporté une municipale partielle en 2021, mais ces dernières semaines, il a été critiqué à la suite d'une condamnation pour détournement de fonds publics.







