Le déficit public français se traduit par un déséquilibre regrettable entre les recettes et les dépenses des administrations publiques. Ce phénomène se produit lorsque les dépenses, en particulier celles de l'État, dépassent les recettes générées. Depuis le milieu des années 1970, la France accumule ce déficit, exacerbée récemment par les effets de la crise sanitaire. Selon une directive européenne, les pays de la zone euro sont tenus de limiter ce déficit, mais la réalité sur le terrain reste souvent éloignée de cette exigence.
Dépenses publiques : quand le coût dépasse le revenu
Le budget de l'État et des administrations publiques se compose de recettes fiscales et non fiscales, ainsi que de dépenses courantes. Ces dépenses englobent non seulement les salaires des fonctionnaires, mais aussi les coûts liés à la sécurité, la santé et les investissements publics majeurs.
- Les dépenses incluent :
- salaires des fonctionnaires
- les dépenses de santé et de sécurité sociale
- les investissements en infrastructures
- Les recettes comprennent :
- impôts sur le revenu et les sociétés
- TVA et taxes locales
- cotisations sociales
Lorsqu'elles dépassent les recettes, le solde devient négatif, signifiant ainsi un déficit public. À l'inverse, si les recettes l'emportent sur les dépenses, on parle d'excédent.
État actuel du déficit public français
Depuis 1974, le déficit public est devenu une constante. Malgré quelques efforts de réduction, il a émergé de manière significative suite à la crise de 2020, période qui a entraîné une hausse des dépenses pour soutenir l'économie face à la pandémie.
Voici quelques chiffres clés :
- 2020 : 207,1 milliards d’euros (8,9 % du PIB)
- 2021 : 165 milliards d’euros (6,6 % du PIB)
- 2022 : 125,8 milliards d’euros (4,8 % du PIB)
- 2023 : 154 milliards d’euros (5,5 % du PIB)
Le déficit de 2023 est supérieur aux prévisions gouvernementales, influencé par une stagnation des recettes face à des dépenses en hausse, surtout pour les retraites et les prestations sociales.
Malgré un léger recul proportionnel du déficit par rapport au PIB, les dépenses publiques restent supérieures aux niveaux d'avant la pandémie, mettant ainsi en lumière les défis auxquels le gouvernement devra faire face dans les mois à venir.







