Les bouleversements économiques mondiaux s'intensifient alors qu'un fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis entre dans sa semaine. Avec l'annonce récente d'un blocus maritime par l'armée américaine, les marchés réagissent vivement.
En effet, l'armée américaine a déclarée qu'à partir de lundi à 14H00 GMT, un blocus serait instauré pour "tous les navires de toutes nationalités" entrant et sortant des ports iraniens. Cette décision survient en l'absence de compréhension pour mettre fin aux hostilités, d’après un communiqué du Centcom.
Cependant, les États-Unis ont précisé que le transit maritime par le détroit d'Ormuz resterait ouvert pour les navires n'enregistrant ni départ ni destination en Iran, un passage vital pour le commerce international et l'approvisionnement énergétique.
En réponse à cette annonce, l'amiral Shahram Irani, chef de la marine militaire iranienne, a qualifié ces menaces de "ridicules" et "amusantes". Ce climat d'instabilité impacte directement les marchés.
Le prix du pétrole a grimpé de 8% et a franchi la barre des 100 dollars le baril, avec le West Texas Intermediate (WTI) atteignant 104,62 dollars. Finissant la semaine à 97 dollars, la hausse s'est répercutée sur le Brent, avec un prix de 102,79 dollars.
Les Bourses asiatiques, dont celles de Tokyo et Séoul, affichent un net recul, tandis que le marché de l'or subit des turbulences, renforçant les craintes inflationnistes. Cette volatilité est suivie de près par les gouvernements, notamment en Irlande.
Le gouvernement irlandais a convoqué une réunion d'urgence pour discuter des mesures à prendre face à la flambée des prix des carburants, conséquence directe de la guerre en Iran. Après plusieurs jours de manifestations orchestrées par des agriculteurs et transporteurs, le gouvernement de Micheal Martin cherche à apaiser les tensions.
En Arabie Saoudite, des opérations stratégiques s'intensifient. Les autorités ont annoncé que l'oléoduc est-ouest, essentiel pour l'exportation de brut, serait de nouveau opérationnel après des attaques. Le ministère saoudien de l'Énergie a confirmé que ces infrastructures hadde devenu fiables pour stabiliser l'approvisionnement.
Enfin, sur la scène internationale, le président indonésien Prabowo Subianto se rend à Moscou pour discuter d’enjeux pétroliers importants. Dans un contexte où les prix du pétrole ont enflé en raison du conflit, cette visite s'inscrit dans une volonté indonésienne de sécuriser ses approvisionnements.







