Lundi, la France a annoncé de nouveaux rappels de lait infantile suite à l’abaissement du seuil de sécurité concernant la toxine céréulide, entraînant des rappels dans plus de 60 pays. Pendant ce temps, l'Autorité sanitaire européenne doit rendre son avis crucial.
La marque Popote a donc procédé au rappel de deux lots de lait infantile 1er âge, tandis que Vitagermine (Babybio) a signalé le retrait de trois lots.
L’initiative fait suite à une annonce récente du ministère de l’Agriculture sur le seuil de conformité pour la toxine céréulide, une situation préoccupante pour la santé infantile. Selon Vitagermine, des investigations menées durant le weekend ont permis d'identifier les lots concernés, initialement conformes aux normes en vigueur, mais désormais à retirer.
"En réduisant de moitié le seuil recommandé, cette mesure vise à renforcer encore la sécurité des nourrissons", a affirmé un représentant de Vitagermine.
Popote a également pris les devants, soulignant qu'en réponse à la nouvelle directive, elle rappelle deux lots de son lait infantile. "Cela fait suite à la décision des autorités françaises d'appliquer un seuil de sécurité plus stricte recommandé par l'EFSA", précise le communiqué.
L'EFSA, en réponse à une demande de la Commission européenne, devrait établir des normes claires concernant la céréulide dans les produits destinés aux enfants.
Les rappels de ces laits infantiles avaient débuté en décembre, lorsque Nestlé a alerté sur des dizaines de lots de plusieurs marques, provoquant un effet domino dans l'industrie. Des sociétés comme Danone et Lactalis, ainsi que des acteurs plus petits, subissent également les répercussions de cette situation.
Par ailleurs, plusieurs industriels accusent Cabio Biotech, un fournisseur chinois, d'avoir produit une huile contaminée par des bacilles, responsables de la toxine céréulide. Cette contamination pourrait causer des symptômes tels que vomissements et diarrhées, poussant certains acteurs à effectuer des rappels par précaution.
Les autorités françaises mentionnent un unique "fournisseur chinois", soulevant des préoccupations concernant la sécurité des approvisionnements. La question de la souveraineté alimentaire reste ainsi au cœur du débat, d'autant plus que l'association Foodwatch a déposé une plainte alléguant que certains fabricants ont tardé à rappeler leurs produits suspects.
Pour l’heure, les enquêtes pénales ouvertes à Bordeaux et Angers, suite à des décès de nourrissons ayant consommé des laits rappelés, n'ont pas encore établi de lien direct entre ces tragédies et les produits incriminés. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a également reçu des signalements de diarrhées, sans cas graves à signaler, mais les investigations continuent.







