L’absence de vaches, due à la dermatose nodulaire, a profondément affecté le Salon de l’agriculture, entraînant une réduction de 25 % de la fréquentation lors des premiers jours de l'événement, selon les informations fournies par les organisateurs.
Le Salon, ouvert samedi à Paris, a toujours vu la filière bovine comme une attraction centrale. "Les visiteurs viennent pour voir les vaches, emblèmes de notre patrimoine agricole", a souligné Jérôme Despey, président de l’événement, lors d’une conférence de presse. En effet, ces trois dernières années, le salon a attiré plus de 600 000 visiteurs annuellement, un chiffre qui devrait être impacté cette fois-ci.
Cela faisait huit ans que l'ouverture du salon coïncidait avec les vacances scolaires, augmentant ainsi l'affluence potentielle. "Un salon privé d'un de ses piliers historiques perd nécessairement de son attrait. Cela joue un rôle dans les chiffres de fréquentation", ont souligné les organisateurs.
un impact évident sur les exposants
Le ressenti des exposants est palpable. Au cœur du salon, Fabrice Virolle, fabricant de macarons, a exprimé son désarroi : "C’est catastrophique. Je générerais plus de ventes dans ma région en une matinée qu’ici en une journée. L’emplacement coûte 3 800 euros pour la semaine, sans compter les frais d'hôtel". Ce sentiment de déception est partagé par plusieurs participants.
Valérie Leroy, directrice du salon, a mentionné que certains exposants affichaient encore des résultats similaires à ceux de l'année précédente, bien que d'autres subissent une baisse. "Nous travaillons avec eux pour améliorer leur visibilité", a-t-elle précisé.
Jérôme Despey a cependant essayé de garder espoir, affirmant que la fréquentation a connu un léger « sursaut » mardi, projetant un avenir plus prometteur. "Venir, c’est soutenir notre agriculture", a-t-il ajouté, faisant écho au slogan de cette édition. D’après une enquête de France 3, les exposants croient fermement à un retour en force l’année prochaine si les conditions se rétablissent.







