À compter d'aujourd'hui, les agents de police et de sécurité des transports en commun disposent de nouvelles prérogatives, notamment la possibilité de fouilles et de saisies d'armes. Annonce faite par le ministre des Transports Philippe Tabarot, à la suite de la publication d'un décret d'application.
"Les agents de police ferroviaire disposent désormais de pouvoirs renforcés. C'est le résultat d'une loi que j'ai portée et que j'ai validée en tant que ministre", a déclaré Philippe Tabarot sur CNews.
Les nouvelles mesures incluent des palpations, des saisies d'objets dangereux, ainsi que la capacité d'intervenir aux abords des gares et stations de métro. Ce décret, paru au Journal officiel dimanche, donne aux agents de la SNCF et de la RATP des outils opérationnels améliorés pour réagir plus promptement.
Les agents peuvent également interdire l'accès aux transports à des individus jugés indésirables, et saisir des marchandises dans le cadre de vente à la sauvette, comme l’a souligné le ministre. Cette extension des compétences concerne également les agents de sécurité privée, qui pourront désormais demander aux personnes troublant l'ordre public de quitter les lieux.
Une recrudescence inquiétante des incidents
En 2025, près de 105.000 incidents de violence, de vol ou d'escroquerie ont été signalés dans les transports en commun, un chiffre certes en léger recul de 2% par rapport à l'année précédente. Selon l'Observatoire de la mobilité, 21 millions de Français empruntent les transports en commun au moins une fois par mois.
Cette loi portée par Philippe Tabarot vise à rendre les transports collectifs plus attractifs. Elle a également permis le rééquipement des agents de la SNCF et de la RATP de caméras-piéton pour améliorer la sécurité, ainsi que l'expérimentation de dispositifs comme les pistolets à impulsion électrique.
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