À la suite des bizutages perpétrés lors de soirées organisées par des étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Tours, seize étudiants sont sanctionnés par des exclusions de l’établissement qui vont de six mois à deux ans.
Ces sanctions sévères font suite à des actes de bizutage et à des violences sexistes observés dans des événements étudiants. L’Université de Tours, déjà engagée dans la lutte contre de telles pratiques, a pris des décisions strictes.
Le rapport de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), rendu le 21 mars 2025, a mis en lumière des comportements inacceptables, notamment à travers une banderole sexiste affichée durant des soirées. La direction universitaire a réagi en établissant un plan d'action comprenant vingt-sept mesures pour renforcer les valeurs d'éthique au sein de l'établissement.
Le 24 mars, le président Philippe Roingeard a rapidement présenté ce plan fondé sur une politique de tolérance zéro face au bizutage et aux violences sexistes. Des mesures, telles qu’une commission d’enquête administrative et l'activation immédiate de la section disciplinaire, ont été mises en place pour traiter les incidents.
Suite à une enquête, le jugement a été rendu, sanctionnant sévèrement ces seize étudiants en médecine et en odontologie pour leurs comportements inappropriés. Les sanctions notifiées le 30 mars 2026 varient de six mois à deux ans d'exclusion.
Renforcement des mesures préventives à l’Université de Tours
L’Université de Tours continue d'affirmer son engagement contre le bizutage et les violences sexistes, signalant les faits au procureur de la République. Des modifications ont été apportées au règlement intérieur et une charte de lutte contre ces comportements a été introduite.
Une cellule d’écoute et d'accompagnement pour les victimes a été créée, accompagnée d'une campagne de sensibilisation sur les risques associés au bizutage et à la consommation excessives d’alcool et de drogues. À partir de cette année, toutes les promotions de médecine et d’odontologie seront désormais soumises à une formation obligatoire sur les violences sexistes.
« Ces sanctions illustrent notre détermination à lutter contre toute forme de violence ou de comportement dégradant », a déclaré Philippe Roingeard. En parallèle, une enquête pénale a été ouverte pour examiner plus avant les actes de bizutage et les violences concernées.







