Cinq Français du MV Hondius sont actuellement isolés dans un hôpital parisien, suscitant de nombreuses interrogations face à la menace de l'hantavirus. Lors d'un entretien avec Laurent Delahousse, le 10 mai, la Ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a exposé les mesures prises pour sécuriser la population.
Laurent Delahousse : Bonsoir Madame la ministre, merci de vous joindre à nous. Pouvez-vous confirmer qu'un des cinq Français rapatriés a présenté des symptômes durant son retour ?
Stéphanie Rist : Bonsoir Laurent. Effectivement, l'un de nos compatriotes a montré des symptômes pouvant indiquer une infection par hantavirus, un virus que nous connaissons et qui a déjà causé des épidémies en Argentine. Nous attendons les résultats des tests dans les prochaines 24 heures.
Laurent Delahousse : Cela confirmerait donc que la période d'incubation peut être longue.
Stéphanie Rist : La période d'incubation peut atteindre jusqu'à six semaines, bien qu'elle soit souvent signalée dans les 15 premiers jours. C'est pourquoi des mesures d'isolement strictes seront mises en œuvre pour une durée de six semaines.
Laurent Delahousse : Le gouvernement a récemment publié un décret pour instaurer des mesures d'isolement concernant ces cas contacts. Qu'en est-il de ces cinq ressortissants ?
Stéphanie Rist : Ils sont classés comme à haut risque car ils ont été en contact sur le bateau. Nous prenons avec le Premier ministre des mesures parmi les plus strictes d'Europe pour protéger les Français, avec un isolement initial à l'hôpital pour effectuer tous les tests nécessaires. Nous évaluerons les conditions d'isolement dans les jours à venir.
Laurent Delahousse : Que savez-vous des huit Français présents dans le vol transportant une des premières victimes de l'hantavirus ?
Stéphanie Rist : Ces individus ont été rapidement identifiés et testés, leurs résultats se révélant négatifs. Ils vivent aussi en isolement.
Laurent Delahousse : Comment ce virus se transmet-il exactement ?
Stéphanie Rist : Ce virus, surtout dans cette souche des Andes, peut se transmettre par aérosols. Une étude parue dans le New England Journal of Medicine a mis en lumière que des contacts proches sont nécessaires pour la transmission.
Laurent Delahousse : Vous parlez de mesures strictes, mais quels autres pays prennent des précautions similaires ?
Stéphanie Rist : Je crois qu'il est essentiel d’agir rapidement et de donner l'exemple. La longueur de la période d'incubation nous impose de diviser la chaîne de transmission dès l'émergence des premiers cas.
Laurent Delahousse : Créez-vous des vaccins potentiels ?
Stéphanie Rist : À l'heure actuelle, il n'existe pas de vaccin, bien que des recherches soient en cours. Certaines études sur la vaccination sont actuellement dans leurs phases initiales.
La situation demeure fragile, mais le ministère de la santé suit de près l'évolution de l'épidémie d'hantavirus, garantissant une transparence totale sur les mesures prises.







