« C'est comme une secte » : au tribunal de Saint-Omer, des témoins dépeignent une famille où la polygamie est la norme, tandis que d'autres contestent les accusations de violence.
« Ces gens sont manipulants et violents. Pour moi, c’est une secte »
Christelle, ancienne compagne de Joël, frère de l’accusé, en témoigne. Jérôme P., âgé de 45 ans, doit répondre jusqu'à jeudi de graves accusations. Il est passible de vingt ans de réclusion criminelle.
Durant son témoignage, Christelle décrit un ménage à trois formé avec Joël, affirmant que la polygamie est une coutume familiale. Elle évoque également des scènes de violence, citant un incident où Jérôme aurait agressé Jennifer C., sa compagne. « Je me souviens d'un anniversaire où j'ai compris qu'un couple standard était un homme et une femme », souligne la fille aînée de l'accusé.
Des témoignages aux antipodes
En revanche, son fils de 16 ans prend la défense de Jérôme, évoquant un lien affectif fort. Il reproche à sa mère de l'avoir frappé dans son enfance. Jérôme admet que son mode de vie peut sembler inhabituel, mais refuse de reconnaître toute forme de violence.
« Ces caméras avaient pour but de surveiller les femmes de la maison »
Lors d'une enquête approfondie, des caméras de surveillance ont été découvertes, utilisées pour contrôler les compagnes de Jérôme. Ce dernier a vécu du RSA au moment de son arrestation. Les témoignages recueillis pointent vers un schéma de dépendance abusive et un entourage sous emprise, comme le souligne France Info.
Une emprise alarmante
Les investigations ont révélé que les compagnes de Jérôme, selon plusieurs sources, avaient peu de libertés, étaient isolées socialement et n'avaient pas accès à leurs ressources financières. Ce contexte a donné lieu à de nombreuses plaintes où il était question d'une surveillance constante des comportements des femmes vivant sous son toit.
La mère de Jérôme, interrogée, a quant à elle nié toute forme de polygamie, décrivant son fils comme un homme aidant les femmes en difficulté. Ces témoignages contradictoires soulignent encore davantage la complexité et les tensions au sein de cette famille.
Alors que le procès se poursuit, le débat autour de la polygamie et des violences intrafamiliales prend de l'ampleur, illustrant des enjeux sociaux et légaux cruciaux dans la société actuelle.







