Dans les Côtes-d'Armor, un homme actuellement en détention, condamné pour le meurtre de sa femme en 2010, pourrait se retrouver dans une situation pour le moins paradoxale. Thierry Meunier doit comparaître en septembre 2026 devant la cour d'assises de Saint-Brieuc, mais il vient d'être sélectionné pour potentiellement siéger comme juré dans une autre affaire.
Un devoir de citoyen
Selon les informations rapportées par Ouest-France, Thierry Meunier reste inscrit sur les listes électorales, rendant ainsi possible son tirage au sort comme juré. En effet, toute personne enregistrée sur ces listes peut être appelée à participer aux procès d'assises.
"Il n'est pas possible de refuser librement et sans motif d’exercer cette fonction", indique le site du service public. Cependant, des dérogations existent et seront analysées lors de la commission de tirage en septembre. Pour l'instant, Meunier est uniquement sur une liste préliminaire, étape avant la désignation officielle des jurys.
Les experts en droit soulignent que cette situation soulève des questions éthiques. "Accorder le droit de juger à quelqu'un qui est lui-même accusé de meurtre semble contradictoire", note un juriste de renom. En attendant, Thierry Meunier, qui conteste les accusations pesant contre lui, se prépare à sa comparution dans le procès qui le concerne. Reste à voir comment son statut de futur juré évoluera au regard des lois en vigueur.







