La Commission européenne se penche actuellement sur l'idée d'intégrer, dans les futurs modèles de voitures, un dispositif automatisé destiné à contrôler les limitations de vitesse. D'après des sources telles que HLM et L'Automobile, cette technologie s'appuierait sur des systèmes de navigation par satellite, des cartes numériques, le réseau 5G, ainsi que des caméras capables d’identifier les panneaux de signalisation.
En pratique, si un véhicule accède à une zone où la limite de vitesse change, le logiciel pourrait automatiquement ralentir le moteur pour respecter la vitesse maximale autorisée. En situation d’urgence, ce système pourra néanmoins être désactivé temporairement pour permettre une accélération rapide.
Une législation d'envergure à l'horizon
Pour le moment, ces projets demeurent à un stade exploratoire. La Commission européenne échange activement avec les constructeurs automobiles et les organisations de sécurité routière pour potentiellement renforcer les réglementations en place. Ce projet pourrait constituer la réforme la plus significative de l'industrie automobile depuis l'instauration de la ceinture de sécurité, devenue obligatoire il y a 43 ans.
À partir de juillet 2024, toutes les nouvelles voitures mises en vente dans l’Union européenne (UE) seront dotées du système Intelligent Speed Assistance (ISA). Ce dernier avertira les conducteurs en cas de dépassement de la limite de vitesse, bien que les automobilistes conservent le choix d’ignorer ces alertes.
Des études soulignent que ce système pourrait considérablement diminuer le nombre d'accidents graves, la vitesse étant l'une des principales causes de mortalité routière.
Fiabilité du dispositif : un enjeu majeur
Cependant, des préoccupations subsistent quant à la fiabilité de ce système. Certains panneaux pourraient ne pas être détectés, des données cartographiques risqueraient d'être obsolètes, et la précision du GPS pourrait poser problème. Ces failles pourraient, en elles-mêmes, engendrer des accidents. De plus, les experts insistent sur la nécessité de protéger les systèmes automatisés des pannes éventuelles et des cyberattaques.
À ce stade, aucune proposition définitive n’a été soumise. La Commission continue de dialoguer avec les acteurs du secteur automobile et d’autres parties prenantes pour évaluer la nécessité d’adapter les règles de sécurité en vigueur. La mise en œuvre de ces mesures n'interviendra pas avant 2030, d’après un porte-parole de la Commission.







