Le 8 janvier, deux cents personnes se sont réunies à l’Athénée Municipal de Bordeaux pour rendre hommage à Lison Méral, une étudiante de 23 ans tragiquement tuée par son ex-petit ami en décembre dernier à Toulouse. Son portrait, projeté sur un écran, a suscité une profonde émotion chez les participants venus se souvenir de cette jeune femme talentueuse, qui avait brillé académique (source : Sud Ouest).
Lison Méral, originaire d'Arsac et ancienne élève d'hypokhâgne au lycée Camille-Jullian, s'était récemment inscrite à l'École du Louvre à Paris avant de poursuivre un master en archéologie. Son assassinat, suivi du suicide de son agresseur, laisse derrière lui des questions et une tristesse immense. Elle est devenue la 90e victime de féminicide en France pour l'année 2024, un chiffre en constante augmentation, soulignant l'urgence d'agir contre les violences faites aux femmes (source : Collectif Féminicides par compagnon ou ex).
Les organisatrices de cet hommage, anciennes camarades de Lison, ont souhaité que cet événement ne soit pas qu'une simple commémoration, mais un véritable appel à l'action. « La vie de Lison a été tragiquement interrompue par un geste de possession et de haine. Nous voulons passer un message fort au sujet des violences conjugales », explique une des organisatrices. Leur mouvement, soutenu par la Ligue des droits de l'Homme et le rectorat, vise à sensibiliser et éduquer sur la problématique du machisme et des feminicides, phénomène rampant dans notre société (source : La Dépêche).
Au cours de la soirée, des lectures de témoignages furent partagées, tandis que des étudiants ont exprimé, à travers des performances artistiques, leur engagement à faire entendre la voix des victimes. Des discussions ouvertes ont eu lieu, permettant aux jeunes présents d'échanger sur leurs propres expériences et perceptions des violences sexistes. « Il est crucial de créer un espace de parole pour éviter que ces tragédies ne se reproduisent », souligne Sarah Vital, l'une des amies de Lison (source : France Info).
Les parents de Lison, présents parmi la foule, ont remercié les organisateurs et salué l'initiative. « Chaque voix compte, et chaque action compte. Lison n'est pas morte en vain », déclarent-ils, leur émotion palpable. L'événement marque le début d'un projet plus vaste impliquant des interventions dans les établissements scolaires, afin d'éduquer les générations futures sur les dangers du machisme et de la violence conjugale (source : Le Monde).
Les études montrent que l'éducation est essentielle pour prévenir ces comportements destructeurs. Selon des spécialistes dans le domaine, il est impératif d'enseigner aux jeunes dès le plus jeune âge l'importance du respect mutuel et de l'égalité des sexes. « La jeunesse peut et doit être le moteur du changement », conclut un intervenant (source : Institut national d'études démographiques).







