La Cour de cassation a récemment statué sur la prescription du meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, tuée en 1986, malgré les aveux d'un suspect en 2022. Ceci illustre les limites du système judiciaire français face à des crimes non résolus.
Me Corinne Herrmann, avocate spécialisée en criminologie, a réagi avec force à cette décision, qualifiant la prescription de "notion vieillotte" et plaidant pour une révision des lois actuelles. Sur Franceinfo, elle a exprimé : "Il est inacceptable d’avoir des non-lieux au bout de quelques années, tant que les victimes n'ont pas eu justice".
Elle a mis en avant les risques de récidive qui découlent de telles décisions. "Laisser un criminel sans conséquence est une mise en danger pour la société", a-t-elle ajouté, soulignant que la justice ne reflète plus les attentes contemporaines.
Des affaires récentes, comme celle d'Estelle Mouzin, montrent que le système a souvent des failles qui permettent à des criminels de rester impunis. "Nous devons opposer les opinions des victimes aux habitudes des magistrats", a souligné Herrmann. Selon elle, "il est temps que le ministère de la Justice adresse ces problématiques".
Elle suggère qu'un projet de loi soit introduit pour lutter contre la prescription dans les affaires de meurtre, affirmant que ces mesures pourraient mener à des résultats plus efficaces en matière de justice criminelle. D'autres experts estiment que ce débat pourrait alimenter des réformes nécessaires au sein de la législation française.
Ainsi, la décision de la Cour de cassation autour du meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti ne fait pas qu'éclairer une affaire ancienne. Elle soulève des questions essentielles concernant le fonctionnement de la justice moderne et son adaptation à des sociétés en constante évolution.







