La récente catastrophe aérienne en Bolivie a plongé le pays dans l'inquiétude. Le 3 mars 2026, des milliers de citoyens se sont précipités vers les banques pour échanger des billets de banque, confondus avec ceux disparus dans le crash d'un avion militaire C-130 Hercules, qui a fait 24 victimes.
L'appareil, transportant des billets d'une valeur totale de 423 millions de bolivianos (53 millions d'euros), s'est écrasé à l'aéroport d'El Alto. Selon une déclaration de la Banque centrale de Bolivie (BCB), au moins 30 % de cette somme a été volée par des individus cherchant à exploiter la tragédie. En réaction, la BCB a annulé tous les billets portant la lettre 'B' de la série, entraînant la panique chez les citoyens.
Des commerces ont commencé à refuser d'accepter des billets avec cette lettre, générant une confusion accrue dans les esprits. "Un vendeur de pain n’a pas accepté un de mes billets", explique Serapio Mayta, un retraité de 77 ans qui fait la queue depuis des heures. De son côté, Blanca Molina, 78 ans, se demande : "Et maintenant, que faire ?" Cette incertitude continue de se répandre parmi la population, créant une crise de confiance autour de la monnaie bolivienne.
Les autorités à l'écoute de la population
David Espinoza, le président de la BCB, a appelé à la vigilance et à la compréhension, insistant sur le fait que les billets légitimes ne devraient pas être rejetés. Pour aider les citoyens, la banque a mis en place un outil en ligne permettant de vérifier la validité des billets. En attendant, l'enquête sur les circonstances du crash se poursuit, la seule survivante du vol ayant révélé à son avocat que des conditions climatiques difficiles et des problèmes techniques auraient contribué à l'accident.
Cette situation met en lumière une crise monétaire non seulement liée à la tragédie elle-même, mais aussi à la gestion de la confiance publique envers les institutions financières. Les experts s'interrogent sur la stabilité de la monnaie nationale et suggèrent des réformes urgentes pour restaurer la confiance des citoyens envers le système financier du pays. À ce jour, le gouvernement doit faire face à la tâche difficile de calmer les inquiétudes tout en recherchant justice pour les familles des victimes.







