Emmanuel Macron a ordonné le redéploiement du porte-avions Charles de Gaulle depuis la mer Baltique vers la zone de conflit au Moyen-Orient, une décision motivée par les tensions croissantes dans la région. Selon les prévisions, le trajet devrait durer environ dix jours.
L'escale du Charles de Gaulle à Malmö, en Suède, a été de courte durée, car le navire ne participera pas aux exercices de l’OTAN prévus en mer Baltique. Ces exercices visaient à apaiser les tensions liées aux récents événements autour du Groenland, mais le porte-avions est désormais en route pour défendre les intérêts français et des alliés face à la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.
Lors d'une allocution solennelle, Emmanuel Macron a indiqué : "J'ai donné l'ordre au porte-avions Charles de Gaulle et à son escorte de frégates de se diriger vers la Méditerranée." Actuellement, le navire se trouve toujours dans le nord de l'Europe. Combien de temps faudra-t-il pour qu’il atteigne sa nouvelle destination ?
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a déclaré sur LCI que le Charles de Gaulle pourrait arriver en Méditerranée d'ici "une dizaine de jours, peut-être même huit jours", une estimation également corroborée par l'Agence France Presse.
Sécurisation du ciel
Une fois en Méditerranée, la vingtaine d’avions de combat Rafale et les deux avions-radars Hawkeye à bord participeront à la sécurisation du ciel. Emmanuel Macron a également souligné que le canal de Suez et la mer Rouge sont sous tension et qu'il était impératif de constituer une coalition pour protéger ces voies maritimes cruciales pour l’économie mondiale, mais il n’a pas précisé si le porte-avions jouerait un rôle actif dans cette mission.
Le Charles de Gaulle est escorté par plusieurs frégates dotées de missiles Aster pour la défense aérienne, ainsi que par un sous-marin d’attaque. L’état-major français a rappelé récemment que le porte-avions ne se déplace jamais sans son escorte, qui lui permet de répondre à des menaces de nature aérienne, maritime et sous-marine, tout en disposant d'outils pour gérer les menaces électromagnétiques liées à la guerre électronique.
Cependant, il y a quelques jours, l’état-major avait démenti un redéploiement imminent du groupe aéronaval vers la Méditerranée, malgré des rumeurs persistantes dans les médias.







