À quelques mois des élections législatives de mi-mandat, le mécontentement grandissant au sujet du pouvoir d’achat des Américains est palpable. Ce climat défavorable pourrait avoir des conséquences sur la popularité de Donald Trump, qui avait promis de ramener le pouvoir d'achat à la hausse.
La conflit entre Washington et l'Iran pourrait contribuer à faire grimper les prix à la pompe. John Canavan, analyste chez Oxford Economics, prévoit une hausse imminente des tarifs dans les stations-service américaines, une situation que les électeurs ne manqueront pas de critiquer à l'approche des élections.
Cela s’annonce d’autant plus préoccupant pour un pays où l'automobile est omniprésente. Actuellement, le prix moyen de l'essence a franchi la barre des trois dollars le gallon, après avoir connu une augmentation constante. Canavan affirme que les distributeurs réagissent rapidement aux fluctuations de coûts, laissant présager un futur incertain pour les consommateurs.
L'année précédente, une baisse des prix avait apporté un certain soulagement, mais l'inflation, toujours préoccupante à 2,9%, demeure au-dessus des objectifs de la Réserve fédérale. Les responsables de la Fed, y compris son président John Williams, ont mentionné que l'augmentation des coûts liée aux événements au Moyen-Orient risque de ralentir la croissance mondiale. Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer si cette inflation est passagère ou persistante.
James Knightley, économiste chez ING, a également alerté sur le fait que les fluctuations des prix de l'énergie, bien qu'impactées par le marché mondial, pourraient devenir un enjeu majeur pour les ménages. Avant même le conflit actuel, les républicains avaient noté une hausse inquiétante de l'impopularité de Trump, en réaction à la détérioration de la situation économique.
Face à ces défis, l'administration américaine semble consciente des ramifications militaires sur les prix domestiques. Kathy Bostjancic, économiste chez Nationwide, souligne que le gouvernement devrait prendre des mesures pour compenser la hausse du coût de la vie, une situation qui pourrait influencer le moral des consommateurs et, par conséquent, leur vote en novembre.







