Le directeur de l’institution La Salle Félix Aunac à Agen, Jean Bourrousse, a été renvoyé après un signalement pour des « comportements inappropriés » auprès du parquet de Bordeaux. Ce signalement, relatif à des faits potentiellement graves survenus entre 2017 et 2024, a été porté à l’attention des autorités alors qu’il était en poste à l’école catholique Saint-Genès. Jean Bourrousse clame son innocence et dénonce un climat d’accusation qui l’a mené à perdre son poste.
Lors d'une conférence de presse tenue à Agen, entouré de ses avocats, il a détaillé sa situation. « Je n’ai reçu aucune explication concrète sur les faits qui me sont reprochés », a-t-il déclaré. Il met en lumière un processus qu’il qualifie d’obscurantisme, dans le sens où la lettre de licenciement ne précise pas de faits spécifiques. Les avocats de Bourrousse, Mes Martial et Casellas, s’interrogent également sur la clarté des accusations. Les termes vagues utilisés par le procureur, tels que « comportements inappropriés », sont jugés insuffisants par la défense.
Échos d’une inquisition
Bourrousse s’est dit dans un état d’incompréhension totale : « Il n’y a aucun élément tangible à me reprocher. Cela ressemble à une forme d’inquisition », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’en tant que membre actif de l’enseignement catholique depuis 1989, il se battait pour ses valeurs en cette période délicate. « Je suis devenu une victime collatérale dans cette situation entourée de violences sexuelles présumées au sein de certaines écoles lassalliennes », a-t-il précisé, ajoutant que ses interactions avec les élèves étaient limitées, toujours effectuées en présence d’un adulte.
Les avocats de Bourrousse envisagent de porter son cas devant les prud’hommes, évoquant un préjudice considérable causé par cette situation. Ils pointent également la responsabilité d'un visiteur provincial dont le rôle dans le signalement soulève des questions, puisque son rapport avec Bourrousse est décrit comme lointain.
Réflexions sur son parcours
Bourrousse a partagé ses réflexions sur son parcours et ses missions au sein de l’éducation catholique. « À Saint-Genès, j’étais impliqué dans des processus internes de gestion de crise », a-t-il expliqué, soulignant son engagement professionnel. Selon lui, ce licenciement s’apparente à une injustice, entachant la crédibilité et l’honneur qu’il a acquis au fil des années.
Alors même qu'il coopère avec la justice pour clarifier les accusations à son encontre, Jean Bourrousse reste déterminé à défendre son intégrité et à éclaircir la situation qui entoure son licenciement. Un combat qu’il entame à la fois pour sa réputation et pour la dignité de son engagement au service de l'éducation catholique.







