Actuellement, près de 20 000 marins et 15 000 passagers se retrouvent immobilisés dans le Golfe Persique en raison du conflit au Moyen-Orient et des tensions croissantes sur le détroit d'Ormuz, selon Arsenio Dominguez, secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI).
L'OMI, une agence des Nations Unies dédiée à la sécurité maritime, a exprimé sa volonté de collaborer avec toutes les parties concernées pour garantir le bien-être des marins, comme l'a rapporté l'AFP.
Des éléments des Gardiens de la Révolution ont récemment affirmé leur emprise totale sur le détroit d'Ormuz, un passage crucial pour le transport d'hydrocarbures reliant le Golfe Persique au Golfe d'Oman, entraînant pour conséquence le blocage de nombreux navires.
Depuis le début des frappes militaires américaines et israéliennes sur l'Iran, l'OMI a enregistré sept incidents maritimes dans ce détroit, causant deux morts et six blessés, une situation troublante qui suscite de vives inquiétudes.
Arsenio Dominguez a souligné : "Au-delà des répercussions économiques de ces attaques préoccupantes, il s'agit également d'une question humanitaire. Aucun acte de violence contre des marins innocents ne peut être justifié".
M. Dominguez a également appelé les compagnies maritimes à faire preuve de prudence lors de leurs opérations dans cette région volatile.
Face à cette crise, de nombreux grands armateurs ont décidé de suspendre l'acheminement de leurs navires vers le Golfe, redirigeant ainsi leurs cargaisons vers d'autres régions.
Il a également appelé toutes les parties à intensifier le dialogue pour désamorcer rapidement les tensions et rétablir des conditions de navigation normales.
Le trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, a chuté de 90 % selon les analystes de Kpler.
Donald Trump a déclaré que la marine américaine pourrait assurer escortes pour les pétroliers si la situation l'exigeait. Pendant ce temps, Emmanuel Macron a exprimé son désir de former une coalition pour préserver les routes maritimes cruciales pour l'économie mondiale, soulignant l'importance d'agir rapidement.







