Le tribunal correctionnel de Vannes a récemment entendu un dossier délicat concernant la construction d'un parc photovoltaïque d'une envergure remarquable, situé entre Pleugriffet et Radenac, dans le Morbihan. Mis en service en septembre 2022, ce parc est le plus significatif de Bretagne. Cependant, ce mercredi 5 mars 2026, trois sociétés se sont vues face à des accusations graves d'infractions au code de l'environnement et d'escroquerie au préjudice de l'État.
Les autorités reprochent aux entreprises impliquées de ne pas avoir suffisamment pris en compte la présence d'espèces protégées, notamment des amphibiens, durant les travaux d'implantation. D'après les témoignages au tribunal, des informations trompeuses auraient été fournies à l'administration pour obtenir des dérogations nécessaires permettant ainsi la poursuite des travaux.
Les entreprises concernées, la SAS Générale du Solaire, la SAS Sablière de la Prée et le cabinet d'études écologiques Calidris, sont notamment accusées d'avoir causé des dommages significatifs aux habitats naturels protégés. Selon les déclarations d'experts, comme ceux de France Nature Environnement, le chantier aurait entraîné des destructions d'habitats critiques qui constituent un bien commun à protéger.
La situation soulève des questions cruciales sur l'équilibre entre le développement énergétique durable et la préservation de la biodiversité. Les mesures de protection mises en place auraient été jugées insuffisantes par le ministère public, qui se bat pour faire respecter le code de l'environnement. Le jugement sur cette affaire est attendu pour le 7 mai prochain.







