Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) a récemment publié un rapport concernant un tragique accident d'ULM survenu en septembre 2024, au cours duquel deux hommes ont perdu la vie. L'accident, survenu le 6 septembre, a eu lieu près de Frestoy-Vaux, dans l’Oise, et a réveillé des inquiétudes sur la sécurité des aéronefs légers.
Le rapport indique que l’ouverture de la verrière, la partie vitrée de l’appareil, serait l’explication la plus probable de la perte de contrôle, un phénomène qui pourrait avoir été anticipé. En effet, l’ancien propriétaire avait rencontré un incident similaire avec une ouverture partielle de la verrière sur le même ULM, causée, selon son témoignage, par un verrouillage défaillant avant le vol.
Un précédent avec le système de fermeture
Le jour du crash, un pilote en formation, qui venait d'acquérir l’ULM en avril 2024, effectuait un vol de contrôle de compétences avec un instructeur. Après quelques tours de piste à Montdidier (Somme), l'ULM, alors à environ 1 600 pieds d'altitude, a abruptement plongé vers le sol, s'écrasant dans un champ vers 18 heures 20.
Les circonstances de l’accident sont d’autant plus préoccupantes que l’épave a pris feu après l’impact, et les corps des victimes ont été retrouvés à une distance considérable de l'appareil. Les premiers rapports indiquent qu’ils auraient été éjectés avant l'atterrissage, bien que les ceintures de sécurité soient restées en place.
Avion assemblé en Pologne, sans parachute de secours
L'ULM accidenté, un ZT 610 biplace assemblé en Pologne et mis en service en 2003, n'était pas équipé d'un parachute de secours. Ce détail soulève des interrogations sur la sécurité des ULM en général, d’autant plus que des incidents similaires avaient été constatés sur d’autres appareils de même conception, souvent liés à des erreurs d'assemblage de la verrière avant le décollage.
Les conclusions du BEA alimentent les débats sur la réglementation des aéronefs légers et mettent en lumière la nécessité de renforcer la sécurité dans ce domaine. Les experts de l'aviation, comme ceux de l'Institut d'aviation civile, insistent sur l'importance d'un contrôle rigoureux des équipements pour éviter de telles tragédies à l'avenir.







