Thierry Puech, un habitant de Sète, a récemment été plongé dans une situation alarmante après avoir adopté un chat depuis trois ans. En souhaitant formaliser son statut de propriétaire à l'aide d'une carte officielle, il a découvert que son félin risquait l'euthanasie et une amende de 300 000 euros, car il avait été introduit illégalement sur le territoire français.
L’histoire commence fin 2022 lorsque Thierry, souhaitant trouver un compagnon après la perte de son ancien chat, adopte Tigrou via l’association Patte de Velours. Le chat, initialement hébergé par une famille temporaire, lui a été présenté sans possibilité de lecture de sa puce par l'association ou le vétérinaire. C'est seulement début 2026, lorsque Tigrou a souffert de graves problèmes de santé, que sa puce a enfin pu être scannée.
Le chat sauvé de calculs à la vessie
- "Lors de la consultation, le vétérinaire m’a recommandé de prendre une carte I-CAD pour officialiser la propriété de Tigrou," explique Thierry. A la suite de cela, la préfecture de l'Hérault a envoyé une lettre d’alerte le 3 février, lui annonçant que son chat avait été importé illégalement, car non déclaré et non vacciné contre la rage. Cela a été un choc lorsque j'ai appris que Tigrou venait de Tunisie, raconte Thierry. "Si je ne fournissais pas une justification dans les 48 heures, je risquais une amende de 300 000 euros, deux ans de prison, et l'euthanasie du chat."
La bonne foi a plaidé pour lui
Dès le lendemain, Thierry s'est rendu à la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) pour prouver sa bonne foi. - "J'ai été très bien accueilli, semblable à mon expérience à la mairie de Sète," dit-il. En fournissant les documents relatifs aux soins de Tigrou, la DDPP a demandé un email de confirmation de la part de la personne qui avait initialement hébergé le chat. Cette demande a été rapidement satisfaite.
Une semaine plus tard, la préfecture a annoncé à Thierry la clôture des poursuites et la régularisation de sa situation. Aujourd'hui, Tigrou coule de jours heureux, indifférent aux péripéties administratives, sous l'affection renouvelée de son désormais officiel propriétaire. Cette expérience souligne une réalité malheureuse pour de nombreux adoptants et met en lumière l'importance des vérifications de statut pour les animaux de compagnie.







