L'avocat de Victor et Emmanuel, dont le camion a été touché par des balles, requiert que l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) prenne en main l'enquête.
Ces faits se sont déroulés lors d'une rave-party illégale qui s'est tenue à Carhaix, dans le Finistère, en décembre dernier. Suite aux incidents, son avocat a annoncé avoir demandé la saisine d'un juge d'instruction pour « tentative de meurtre » ce vendredi.
« J'ai effectué des demandes de suivi de dossier et n'ai reçu aucune réponse de la part du parquet. Mes clients n'ont été ni entendus ni convoqués », a déclaré Me Pierre Brunisso à l'Agence France-Presse. L'avocat a également déposé une plainte avec constitution de partie civile, dénonçant des actes de « violences volontaires ». Il demande ainsi qu'un juge d'instruction s'empare de l'affaire.
La plainte, dont l'AFP a pu consulter une copie, est accompagnée d'une photo du camion présentant deux impacts de balles sur la porte avant gauche. Les tirs remontent à la nuit du 7 au 8 janvier, alors que Victor, 28 ans, et Emmanuel, 37 ans, tentaient de quitter le site d'une fête qui avait réuni environ 2 500 personnes sur un ancien site industriel d'Entremont.
« Refus d’obtempérer » selon le procureur
Interrogé par l'AFP, le parquet de Brest n'a pas souhaité commenter. Toutefois, le procureur Stéphane Kellenberger avait précédemment confirmé l'ouverture d'une enquête pour éclaircir les conditions entourant l'usage de l'arme à feu par les gendarmes.
« Aucune blessure n’a résulté de ces deux tirs », a précisé Stéphane Kellenberger, ajoutant que les tirs étaient justifiés par un prétendu « refus d’obtempérer » de la part des conducteurs, mettant potentiellement d'autres personnes en danger.
Victor, le conducteur du camion, dément cette version et affirme avoir été ciblé alors qu'il sortait de la rave dans un environnement obscurci par les gaz lacrymogènes et le bruit des grenades explosant.







