Après avoir manqué les deux dernières Coupes du monde, l'Italie se retrouve à un carrefour décisif avec un barrage programme contre la Bosnie-Herzégovine, qui aura lieu le mardi 31 mars dans le petit stade de Zenica, un lieu redouté par les visiteurs.
La Squadra Azzurra, qui n’a pas participé à la compétition depuis douze ans, doit absolument éviter un nouvel échec contre l'équipe bosnienne. Ce match est un pas vers le tournoi qu’elle a déjà remporté quatre fois. Cependant, la pression est immense : les souvenirs des échecs face à la Suède en 2017 et à la Macédoine du Nord en 2022 sont récents et lourds.
Le stade Bilino-Polje présente un réel défi pour l'équipe d'Italie, entraînée par Gennaro Gattuso. Lors de leur dernier match, ils ont réussi à surmonter leur premier obstacle contre l'Irlande du Nord avec une victoire de 2-0, malgré un début de match inconfortable.
Miralem Pjanic, ancien international bosnien, souligne l'atmosphère intimidante du stade : "C'est un petit stade, mais une fois à l'intérieur, on a l’impression qu’il y a beaucoup plus de spectateurs. L’ambiance est très tendue et les vestiaires ne sont pas modernes, ce qui peut perturber les visiteurs". Bien que l'affluence ait été réduite à 9 000 places en raison de problèmes de sécurité, l’excitation est palpable, les locaux n'hésitant pas à louer leurs balcons pour permettre aux fans d’assister au match.
La Nazionale a dû retarder son arrivée, initialement prévue dimanche, à cause des conditions climatiques adverses. Cette accumulation de facteurs pourrait bien peser sur les épaules d'une équipe qui doit déjà faire face à des enjeux psychologiques majeurs.
Un avant-match polémique pour l'italie
Les joueurs italiennes portent un poids considérable sur leurs épaules. Manuel Locatelli a déclaré : "Nous ressentons une énorme responsabilité envers les jeunes et le football italien. Cela doit nous motiver à aller de l’avant". Cette pression est accentuée par la longue attente depuis leur dernier match éliminatoire dans un Mondial, qui date de la finale de 2006 contre la France. Sandro Tonali, qui a su gérer la tension lors de leur dernier match, a également exprimé sa conscience de la fragilité mentale de l’équipe, ajoutant que "les premiers instants de jeu étaient remplis de nervosité".
Alors que l'Italie se prépare à ce choc, la question demeure : sera-t-elle capable de surmonter cet obstacle et de briser la malédiction qui l'accable depuis tant d'années?







