Le 24 février 2022, la Russie a lancé son offensif contre l'Ukraine, marquant le début d'un conflit dont les conséquences continuent de se faire sentir.
Le fait d’actualité
Pour la première fois depuis septembre 2023, l’armée russe n’a enregistré aucun gain territorial en mars, reculant même dans certaines zones face aux forces ukrainiennes, comme l’a rapporté l’AFP en se basant sur les données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW). Cette stagnation est attribuée, selon les experts, à la résistance ukrainienne croissante et à des restrictions imposées par le Kremlin.
Le chiffre marquant
6.462. C'est le nombre record de drones à longue portée lancés par la Russie en mars, représentant une augmentation de 28 % par rapport à février. Ces données, fournies par l’armée de l’air ukrainienne, incluent une offensive massive le 24 mars où près de 1.000 drones ont été tirés en une seule journée. Malgré ces assauts, l’armée ukrainienne a intercepté 90 % des drones et missiles.
Une tendance inquiétante
Récemment, une infrastructure énergétique en Russie, essentielle pour les livraisons de gaz vers la Turquie, a été ciblée par des drones. Selon Gazprom, cette attaque a été neutralisée sans causer de dommages. Les tensions autour de telles infrastructures montrent que la guerre dépasse de plus en plus le champ de bataille traditionnel.
Les analystes soulignent que la situation sur le terrain est en train de changer, avec une dynamique qui pourrait ne pas être en faveur des forces russes si les tendances se poursuivent. L’ISW a noté que les restrictions sur l'usage des connexions Starlink et des applications comme Telegram par la Russie ont également contribué à cette situation dégradante.
Alors que la quatrième année de conflit s’annonce très différente, l’armée russe, aujourd’hui responsable de l'occupation de 19 % du territoire ukrainien, pourrait se retrouver à un tournant décisif.







