Mercredi soir, la localité de Bafwakoa, dans la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, a été le théâtre d'un massacre tragique où 43 civils ont perdu la vie suite à une attaque des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé lié à l’État islamique. Cette assaut a été confirmé par l’armée congolaise jeudi, plongeant la région dans l'angoisse.
La province de l’Ituri, ainsi que le Nord-Kivu, sont ...
Les ADF, originaires de l'Ouganda, sont responsables de nombreux massacres et pillages dans cette région déjà fragile de la RDC, où la violence armée perdure depuis plus de 30 ans. Selon des experts de la situation, malgré les efforts des autorités, les ADF continuent d’opérer avec une impunité alarmante, profitant du climat d'insécurité ambiant.
Le porte-parole de l’armée congolaise, le lieutenant Jules Tshikudi Ngongo, a fait état d'un bilan provisoire alarmant, rappelant que des dizaines de maisons ont également été réduites en cendres lors de cette attaque.
Parallèlement, des ONG locales comme le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) ont rapporté un bilan d'au moins 35 victimes, un chiffre qui pourrait encore grimper alors que plusieurs corps sont toujours en cours de récupération
Il a aussi été rapporté que d'autres habitants ont disparu dans la tourmente, probablement enlevés par les ADF, connus pour leur méthode de recrutement forcé, en particulier de femmes et d'enfants. Ces derniers sont souvent utilisés comme boucliers humains et dans des camps isolés où ils sont soumis à des conditions éprouvantes.
Des sources locales et des témoins décrivent une scène tragique, certains faisant état de victimes calcinées dans leurs habitations. Les ADF ont attaqué alors que les habitants dormaient, utilisant des armes à feu et des méthodes brutales, y compris des décapitations. "Les images sont insoutenables", a témoigné un représentant de la société civile.
Alors que les opérations militaires continuent, la communauté internationale appelle à des actions concertées pour contrer cette violence chronique qui sévit dans l'est du pays. La question de la sécurité et de la protection des civils est devenue une priorité urgente pour la RDC, mais le chemin reste semé d'embûches.







