Ce jeudi soir, à Angoulême, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs de Charente ont organisé une marche funèbre symbolique pour pleurer l'agriculture française. Les agriculteurs expriment des inquiétudes croissantes face à des années de normes rigoureuses et de contraintes, exacerbées par la guerre au Moyen-Orient. En effet, le prix du gasoil agricole a récemment doublé, poussant la profession à se questionner sur l'avenir du secteur.
Selon Christophe Barbari, secrétaire général de la FNSEA en Charente, "Aujourd'hui, au prix du GNR, c'est bien trop cher. L'agriculture charentaise est en difficulté et nous ne voulons pas pousser des tracteurs dans la rue". Le carburant agricole, qui coûtait 600 euros les 1000 litres il y a un mois et demi, atteint maintenant 1250 euros. Cela a éveillé une véritable colère chez les agriculteurs, qui craignent de ne pas pouvoir pérenniser leur activité.
La FNSEA a urgemment sollicité la ministre de l'Agriculture, demandant une réduction des coûts. Au cours de la marche, les manifestants ont défilé dans les rues d'Angoulême avant de se rendre à la Préfecture. Là, ils ont pu échanger avec le sous-préfet et, dans un acte symbolique fort, mettre le feu à un cercueil représentant l'agriculture blessée.
Christian Daniau, ancien président de la Chambre d'Agriculture de la Charente, a ajouté : "On compte beaucoup sur la loi d'urgence qui sera bientôt présentée au gouvernement. Les parlementaires doivent répondre à l'appel de 85% de la population qui soutient notre cause, sinon l'agriculture est vouée à disparaître de nos territoires." Ces paroles résonnent comme un cri d'alerte pour l'avenir du secteur. Selon des sources comme Le Monde et France Info, l'urgence sociale et économique dans le milieu agricole ne fait que croître.







