Ce jeudi, le directeur académique de la Corrèze a présenté aux syndicats les grandes lignes du projet de carte scolaire pour la rentrée 2026. Cette annonce fait état de 15 fermetures de classes et de la suppression de cinq postes d'enseignants dans le département.
“15 fermetures de trop” pour les syndicats
Bien que les détails des établissements concernés restent flous, des communes telles que Saint-Viance et Saint-Pantaléon de Larche ont déjà exprimé leurs inquiétudes quant à la perte de classes. Le directeur d'académie justifie cette décision par une baisse constante du nombre d'élèves en primaire. Nathalie Sieg, secrétaire départementale du SNUIpp, a rapidement dénoncé cette initiative : “Ce sont 15 fermetures de trop pour la FSU-SNUIpp”, a-t-elle déclaré. Selon elle, le DASEN a établi une moyenne de 23 élèves par classe, considérant qu’en dessous de ce seuil, les fermetures sont justifiées.
Bien qu'elle reconnaisse que “la baisse démographique est peut-être factuelle”, elle critique vivement “les choix politiques qui ne tiennent pas compte des besoins des élèves”. Elle conclut avec regret : “Même si nous reconnaissons un certain effort pour maintenir un maillage territorial, ces 15 fermetures de classe sont préoccupantes”.
En outre, le syndicat FSU-SNUIpp déplore aussi la décision d’ouvrir deux nouveaux Pôles d'Appui à la Scolarité (PAS) qui gèrent les Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap (AESH), soulignant que ces ouvertures entraînent également des suppressions de classes. Ce choix a suscité des inquiétudes quant à l'équilibre entre ressources et qualité de l'éducation dans le département.
Cette situation met en lumière des défis importants pour l'éducation en Corrèze, où le soutien aux élèves semble être en contradiction avec les politiques de réduction des effectifs scolaires. Les syndicats continuent de revendiquer un système éducatif qui priorise les besoins des élèves et préserve les ressources nécessaires au bon fonctionnement des écoles.







