Un événement tragique agite de nouveau l'opinion publique de l'autre côté de l'Atlantique. En effet, le corps sans vie d'un homme de 56 ans a été retrouvé dans une rue de Buffalo, dans l'État de New York. Nurul Amin Shah, un réfugié malvoyant originaire de la communauté Rohingya, a été interpellé par les agences de police migratoire américaines (ICE) avant d'être relâché loin de son domicile, dans des températures glaciales. Après avoir erré pendant près de cinq jours, il a finalement succombé à des conditions climatiques extrêmes.
Ce décès tragique a été qualifié d'homicide par le bureau du médecin légiste d'Erie, une qualification qui met en lumière une négligence des autorités. Le médecin légiste a précisé que le terme homicide désigne un décès causé par une négligence ou omission, sans nécessairement impliquer une intention criminelle.
Les résultats de l'enquête ont révélé que la mort de Nurul Amin a été causée par des complications liées à un ulcère duodénal, aggravées par l'hypothermie et la déshydratation. La victime a été retrouvée à six kilomètres de l'endroit où elle avait été laissée par les forces de sécurité.
Le choc des proches
Cette tragédie a profondément marqué la famille de Nurul Amin. Son fils, Mohamad Faisal Nurul Amin, a exprimé son désespoir après avoir reçu l’appel du médecin légiste : "J’étais paralysé. Quelqu’un a dit à ma mère et elle était anéantie. Je suis encore sous le choc". Sean Ryan, le maire de Buffalo, a qualifié la situation de "profondément troublante", dénonçant les actions des agents d'immigration qui ont laissé un homme vulnérable à son sort. Letitia James, procureure générale de New York, a également fermement critiqué cette négligence, rappelant que Nurul Amin avait fui des persécutions pour trouver refuge dans un pays qui lui a fait défaut.
En revanche, l'agence fédérale des douanes (CBP) a tenté de justifier l'arrestation de Nurul Amin, affirmant que l’homme semblait en sécurité et ne nécessitait pas d’assistance particulière. Cependant, la colère demeure tangible et la communauté appelle à une remise en question des pratiques de la police de l'immigration.







