Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a récemment annoncé une avancée diplomatique majeure : la réouverture des ambassades de Kiev et Damas dans un futur proche. Cela survient après une rencontre significative entre Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, et son homologue syrien Ahmed Al-Charaa à Damas.
Les discussions ont porté sur des sujets cruciaux tels que la sécurité régionale et les enjeux liés à la guerre en cours avec la Russie. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Zelensky a exprimé : « Nous avons examiné la situation et les solutions possibles pour améliorer le contexte régional. » Il a également évoqué un fort intérêt pour le partage d'expertise en matière militaire et de sécurité, ainsi que l'importance de l'Ukraine en tant que fournisseur de denrées alimentaires.
Accompagné du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, Zelensky a atterri à Damas pour renforcer la coopération entre les nations. L'arrivée des deux dirigeants a été saluée par Assaad al-Chaibani, le ministre syrien des Affaires étrangères, selon des informations rapportées par l'AFP.
Avant sa visite en Syrie, Zelensky avait rencontré Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, où ils ont échangé sur la sécurité maritime et énergétique, tout en discutant des efforts pour mettre fin à la guerre avec la Russie, un conflit qui s'étend désormais sur quatre ans.
Le climat géopolitique actuel est marqué par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, entraîné par des frappes israélo-américaines. Pendant ce temps, l'Ukraine redoute qu'une prolongation de ce conflit n'affecte ses relations avec ses alliés en réduisant les livraisons d'équipement militaire, tout en permettant à la Russie de profiter d'une hausse des prix du pétrole et du gaz.
Depuis le début du conflit, Kiev a mis en avant son expérience dans la défense contre des drones de conception iranienne, qui sont également utilisés par la Russie et constituent une menace pour les monarchies du Golfe.
La dynamique en Syrie est complexe, et bien que le président déchu Bachar al-Assad, soutenu par la Russie, continue d'exercer une influence, des relations cordiales subsistent entre Moscou et Damas. Le nouveau gouvernement syrien n'a pas, pour l'instant, demandé le retrait des troupes russes stationnées sur son sol, malgré la fermeture de l'ambassade de Damas après les événements de 2011.
Pour ajouter à l'intrigue diplomatique, Al-Assad a récemment effectué deux visites à Moscou, rencontrant Vladimir Poutine, tandis que les tensions sous-jacentes en Syrie continuent d'être exacerbées par les développements régionaux.







