Comment se déroule la vie dans le Grand Nord canadien ? Les équipes de France Télévisions ont suivi une famille à Yellowknife, la ville la plus frileuse du Canada, alors que cet hiver s'annonce particulièrement rude.
Ce texte reprend des éléments du reportage ci-dessus. Visionnez la vidéo complète pour plus de détails.
Une autoroute éphémère s'étend sur un lac gelé, reliant les communautés pendant l'hiver. Les camionneurs prennent un risque calculé en empruntant cette voie, avec une limitation de vitesse stricte à 25 km/h. "Mieux vaut ne pas freiner, c'est la règle d'or", explique Blair Weatherby, camarade de route aguerri, rappelant que les conditions rudes soulignent l'importance de la prudence. À moins 25 degrés, le danger reste omniprésent.
Vivre sous zéro
Son camion de 22 tonnes, transportant du gravier, circule sur une glaciation épaisse de 1,5 mètre. "Il y a des fissures. Quand elles s’élargissent, ça devient risqué", avertit Blair, soulignant les dangers inhérents à la circulation sur la glace. À Yellowknife, les 20 000 résidents ont récemment enduré un hiver marqué par près de 70 jours en dessous de -30 degrés Celsius. Chloé Fiet, une Françaises installée depuis une décennie, raconte : "Nous devons préchauffer nos voitures pour éviter que l'huile ne se fige". Un cable connecté au réseau électrique permet de démarrer sans encombre.
Chaque matin, le réflexe est de consulter la température extérieure. "Cela détermine notre façon de nous habiller", précise Chloé, décrivant le processus de vêtir ses enfants en plusieurs couches de vêtements, y compris des bottes en peau de caribou. Les écoles, quant à elles, restent ouvertes même dans le froid extrême. "Les enfants ne sortent en récréation que si les températures le permettent", rapporte-t-elle.
Les merveilles de Yellowknife
Malgré le froid, la vie en plein air continue. Les habitants créent des aires de jeux gelées et s'essaient à la pêche, une activité essentielle pour certaines familles. Benjamin Israël, autre résident français, souligne : "C'est une nourriture locale, exempte de la longue chaîne d'approvisionnement qui dépasse 1500 km".
Yellowknife est également célèbre pour ses aurores boréales, visibles pendant la saison actuelle, offrant un spectacle enchanteur aux habitants et aux visiteurs. Joe Buffalo Child, chasseur d'aurores, témoigne des défis de survie de ses ancêtres. "Imaginer ma lignée perdue dans ce froid me fait réaliser la force de ces anciens", dit-il, faisant écho à la résilience des habitants de cette région.Malgré les températures glaciales, le bon sens recommande de ne pas rester plus de 30 minutes en extérieur, une précaution nécessaire face à ces conditions extrêmes.







