Le président américain, Donald Trump, a mis en garde l'Iran d'une destruction conséquente mardi, avertissant que le pays pourrait être entièrement anéanti lors d'une seule nuit si Téhéran ne répond pas à son ultimatum et ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, essentiel pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
Lors d'une conférence de presse, Trump a affirmé que l'Iran pourrait subir des frappes dévastatrices, menaçant : « Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit. » Cette déclaration intervient après des mesures militaires contre des infrastructures irakiennes, et la détermination du président américain s'affiche clairement alors qu'il cherche à renforcer la pression sur le régime de Téhéran.
Des sources proches du gouvernement, comme rapporté par Le Monde, ont indiqué que les États-Unis pourraient frapper des installations militaires en Iran dans un délai de quatre heures si nécessaire. Ce climat de tension se manifeste après 38 jours d'un conflit ayant causé des milliers de pertes humaines au Moyen-Orient, où l'offensive israélo-américaine continue de frapper des cibles stratégiques.
Face aux propos bellicistes de Trump, des personnalités politiques telles qu'Antonio Costa, président du Conseil européen, ont réagi en dénonçant les conséquences potentielles de frappes ciblant des infrastructures civiles. « Toute attaque contre des installations énergétiques est illégale et inacceptable », a-t-il insisté.
Cependant, Trump justifie sa politique par la menace que représente le développement potentiel d'armes nucléaires par l'Iran. Cette position a été renforcée par des statistiques effroyables, indiquant que jusqu'à un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit d'Ormuz, rendant cela vital pour l'économie mondiale.
Plus tôt dans la journée, des tentatives de médiation entre les deux nations avaient échoué, augmentant la tension. Les États-Unis ont rejeté une proposition de cessez-le-feu de 45 jours, tout en la qualifiant de « très significative ». Des médiateurs, tels que la Turquie, l'Égypte et le Pakistan, avaient cherché à interrompre le conflit initié par des frappes contre l'Iran.
D'un autre côté, des dirigeants iraniens ont exprimé leur volonté de continuer les hostilités tant que leur gouvernement le jugera nécessaire. Les Gardiens de la Révolution annoncent des mesures restrictives à Ormuz, ciblant spécifiquement les États-Unis et Israël, avec des déclarations murmurant des taxes sur la navigation.
Les frappes militaires continuent de poursuivre leurs objectifs des deux côtés. Israël, par exemple, a ciblé une installation stratégique dans le sud de l'Iran, alors que des explosions étaient rapportées à South Pars, un site clé de la production pétrochimique. Les Gardiens de la Révolution ont promis de venger la mort de leur chef des renseignements, Majid Khademi, en parlant d'une « riposte majeure ».
Dans le Golfe, des attaques de missiles ont été signalées, notamment au Koweït, tandis qu'Israël fait face à un regain de menaces. Même la situation au Liban s'aggrave, avec des frappes à Beyrouth, alors que le conflit avec le Hezbollah a déjà causé près de 1.500 pertes humaines.
Alors que ces tensions se poursuivent, le monde attend de voir comment les événements vont évoluer, chaque décision pouvant mener à une escalade dramatique dans cette crise géopolitique.







