Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé ce lundi 6 avril que l'armée avait mené des frappes sur le site d'Assalouyeh, considéré comme le plus grand complexe pétrochimique de l'Iran. Cette frappe survient à la suite de rapports de médias iraniens relatant des explosions sur ce même site.
"L'armée israélienne a frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique situé à Assalouyeh", a déclaré Israël Katz dans une vidéo diffusée. Il a ajouté que "deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service".
Il a également précisé que cette attaque pourrait causer des pertes financières considérables, se chiffrant en dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien.
Premières frappes sur le site depuis le 18 mars
Suite aux bombardements, la situation est décrite comme "sous contrôle", mais l'étendue des dégâts reste à déterminer. L'agence de presse gouvernementale, Irna, a rapporté qu'"aucun blessé n'est à déplorer" et que "l'incendie a été maîtrisé".
Le complexe d'Assalouyeh est situé près du champ gazier de South Pars, partagé entre l'Iran et le Qatar. Cette attaque n'est pas un acte isolé ; une frappe précédente avait également eu lieu le 18 mars. Selon des sources, le gouvernement iranien pourrait être contraint de repenser sa stratégie face à ces frappes israéliennes répétées.
L'analyste militaire, Dario Scarpino, a déclaré à France 24 : "Cette attaque pourrait provoquer une escalade dans les tensions entre Israël et l'Iran, rendant la situation encore plus volatile dans la région".
À la lumière de ces frappes, la communauté internationale se demande comment l'Iran réagira face à cette menace croissante. Les experts suggèrent que Téhéran pourrait envisager des ripostes significatives, comme le laisse entendre un article du Washington Post publié récemment.







