Jeudi, des travailleurs et syndicalistes vénézuéliens ont exprimé leurs revendications devant l'ambassade des États-Unis, réclamant des élections libres et des augmentations salariales, près de trois mois après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines.
Sous la supervision de la présidente intérimaire Delcy Rodriguez, le gouvernement fait face à une pression croissante, notamment de la part de Donald Trump, qui se considère en partie responsable de la situation politique et pétrolière du pays.
Un groupe dévoué de manifestants a parcouru les rues jusqu'à l'ambassade, située dans un quartier huppé de Caracas, alors que les relations entre Washington et Caracas tentent de se normaliser après des années de tensions.
Les revendications étaient claires : une augmentation significative des salaires, la libération des prisonniers politiques, et l'organisation d'élections démocratiques.
Laura Rada, syndicaliste de 70 ans, a déclaré : "Aujourd'hui, le gouvernement vénézuélien est sous l'influence des Américains. Il est donc essentiel que nous dialoguions avec eux pour faire avancer nos demandes."
Dans une déclaration à un membre de l'ambassade, Victor Pereira a exprimé sa gratitude envers le gouvernement américain tout en insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts : "Nous avons besoin d'un soutien continu. Faites en sorte que le travail soit achevé."
Carlos Salazar, coordinateur d'une coalition syndicale, a ajouté : "Nous avons un besoin urgent d'élections, c'est une priorité pour nous."
Adriana Farnetano, retraitée de 62 ans, a partagé son analyse : "Le Venezuela est sous l'autorité des États-Unis, c'est un fait indéniable." Elle s'est cependant lamentée en disant : "Nous ne voyons pas les bénéfices du pétrole ou de l'or que l'on nous promet. Rien ne se matérialise pour nous."
En soutien à leurs luttes, environ 200 personnes avaient préalablement convergé sur une place à quelques kilomètres de l’ambassade, brandissant des drapeaux du Venezuela et des États-Unis.
Après une phase de répression sévère suite à la réélection controversée de Maduro en 2024, la dynamique protestataire semble renaître, ce qui laisse espérer une intensification des mouvements sociaux dans les semaines à venir.







