«En 2025, près de 900 réfugiés rohingyas ont été déclarés morts ou portés disparus lors de leur traversée des mers d'Andaman et du golfe de Bengale, ce qui fait de cette année la plus meurtrière jamais enregistrée pour ces traversées», a indiqué Babar Baloch, porte-parole du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Plus de 6500 réfugiés ont tenté la dangereuse traversée maritime cette année, entraînant un taux de mortalité alarmant de près de 15%. «Chaque effort pour fuir les conditions inhumaines de leur pays est devenu un chemin semé d'embûches et de dangers pour ces personnes vulnérables», a ajouté Baloch.
Ce récit tragique a été illustré par un récent naufrage qui a coûté la vie à au moins 250 personnes, parmi lesquelles des enfants, alors qu'un bateau surchargé tentait de quitter Teknaf, au Bangladesh, en direction de la Malaisie. Des vents violents et des conditions météorologiques défavorables ont largement contribué à ce drame, comme rapporté par Le Figaro.
La situation des rohingyas, qui ont fui des violences meurtrières et une guerre civile ininterrompue, est alarmante. Actuellement, plus d'un million d'entre eux se trouvent dans des camps précaires autour de Cox's Bazar. Malgré les dangers redoutables qui les guettent en mer, de nombreux réfugiés continuent de risquer leur vie chaque année pour tenter d'atteindre l'Indonésie ou la Malaisie.
Babar Baloch souligne : « Malheureusement, face aux épreuves qu'ils vivent, les rohingyas se voient parfois contraints d'entreprendre ces voyages désespérés. Les risques, notamment la traite des personnes et la mort en mer, ne les arrêtent pas ».
Le HCR a récemment fait état de plus de 2800 traversées maritimes entreprises en début d'année, avec une majorité reliant le Bangladesh à d'autres pays. L'organisation onusienne appelle à une réponse internationale conjointe pour traiter les causes profondes de cette crise, améliorer les chemins de migration légaux, et lutter contre la traite des personnes.
Dans ce contexte, il est essentiel que la communauté internationale prenne conscience de ces défis et apporte une assistance humanitaire qui répond non seulement aux conséquences, mais aussi aux causes sous-jacentes des déplacements forcés.







