Ce week-end, les membres des Républicains seront appelés à se prononcer sur le mode de désignation de leur candidat pour l’élection présidentielle de 2027. Ils devront choisir si Bruno Retailleau, actuel président du parti, sera désigné directement ou si le processus passera par une primaire fermée ou semi-ouverte, permettant ainsi à d’autres prétendants de se manifester.
Avec un corps électoral qui comptait plus de 120 000 adhérents l’année dernière, le vote s’étendra du samedi 18 avril à 8h au dimanche 19 avril à 18h. Les options s’offrent donc aux électeurs : soutenir Bruno Retailleau, qui a récemment annoncé ses ambitions présidentielles, ou opter pour une primaire, que certains jugent plus démocratique.
Des voix discordantes au sein du parti
Ce scrutin divise profondément les membres des Républicains. Nombreux sont ceux qui craignent que la consultation ne favorise trop Bruno Retailleau. Michel Barnier, ancien candidat à la présidentielle, a exprimé ses réserves en déclarant dans Le Figaro : "Je ne me sens pas en phase avec un processus qui semble orienté vers un seul candidat."
Les tensions sont palpables aussi entre Bertrand Xavier, ancien candidat malheureux de la primaire de 2021, et Laurent Wauquiez, qui a exprimé son intention de boycotter ce vote, le qualifiant de "choix de dupes". Il a aussi rappelé que la véritable question reste : veux-t-on d’un candidat qui représente le parti aux dépens d’un éventuel rassemblement de la droite ?
Gérard Larcher, président du Sénat, a proposé une alternative en suggérant un modèle à deux temps : d’abord désigner le candidat LR, puis organiser une primaire ouverte à l’automne. Cette approche pourrait permettre d’établir un consensus plus large autour d’un candidat capable de rassembler toutes les sensibilités de la droite et du centre.
Les débats se poursuivent et la décision qui sera prise ce week-end pourrait bien façonner l’avenir politique des Républicains et éventuellement influencer le paysage électoral de 2027.







