Rachida Dati sous le feu des enquêtes : perquisition chez Engie

Une enquête sur Rachida Dati met Engie sous les projecteurs.
Rachida Dati sous le feu des enquêtes : perquisition chez Engie
Le PNF a ouvert en octobre une information judiciaire sur des soupçons de corruption, trafic d’influence, détournement de fonds publics, recel et blanchiment de ces délits en lien avec l’exercice du mandat de parlementaire européen de Rachida Dati.

Une opération judiciaire importante a eu lieu jeudi, avec la perquisition des locaux d'Engie par le parquet national financier (PNF). Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une enquête portant sur des allégations de rémunération douteuse visant l'ancienne eurodéputée Rachida Dati, comme rapporté par France Télévisions et Le Nouvel Obs.

Un signalement suscite des investigations

Engie a choisi de ne pas commenter l'affaire, tandis que l'avocat de Rachida Dati n'a pas répondu immédiatement aux sollicitations. Cette enquête a été déclenchée par un signalement de Tracfin qui a amené le PNF à explorer les relations d'intérêt entre Dati, l'Azerbaïdjan et le Qatar durant sa période en tant qu'élue au Parlement européen, de 2009 à 2019.

Le 14 octobre, l'enquête initiale a conduit à l'ouverture d'une information judiciaire portant sur des soupçons de corruption et trafic d'influence liés à son mandat.

Accusations de corruption

Deux magistrats instructeurs ont été désignés, et les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) analysent actuellement les données obtenues lors des perquisitions effectuées dans les domiciles de Dati et à la mairie de Paris.

Une enquête conjointe du magazine Complément d'enquête de France 2 et du Nouvel Obs a révélé des documents évoquant la perception par Rachida Dati de 299 000 euros en « honoraires » non déclarés en 2010-2011, une affirmation qu'elle conteste vigoureusement.

Dati, candidate malheureuse lors des dernières élections municipales, est également confrontée à une autre affaire qui l'appelle à comparaître en septembre pour des accusations de corruption et de trafic d'influence liés à des événements survenus entre 2009 et 2013.

Soupçons de non-déclaration de bijoux

En vertu des lois en vigueur au moment des faits, Rachida Dati pourrait encourir jusqu'à dix ans de prison pour corruption passive et jusqu'à 450 000 euros d'amende, ainsi qu'une inéligibilité de cinq ans.

Par ailleurs, une enquête est en cours par la brigade financière et anticorruption (BFAC) sur des soupçons de non-déclaration de bijoux d'une valeur totale de 420 000 euros à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Les investigations se poursuivent, renforcées par des signalements reçus par le parquet de Paris, et mettent en lumière des enjeux importants autour de la transparence dans la sphère politique en France.

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