Allan Brunon, candidat de La France Insoumise à la mairie de Grenoble, dénonce son exclusion des récents échanges entre les partis de gauche. Alors que les socialistes, écologistes et communistes ont choisi Guillaume Lissy pour porter leur candidature, il souligne que "Guillaume ne peut pas gagner sans nous".
À l'approche de la désignation du président de la métropole, prévue le 23 avril, le climat politique est tendu. Lissy, maire de Seyssinet-Pariset, a officialisé sa candidature à la tête d'une coalition de gauche, mais sans inclure les insoumis, ce qui a provoqué la colère de Brunon. "Nous n'avons jamais été conviés aux discussions et nous avons été marginalisés", regrette-t-il. Les électeurs de la gauche, selon Brunon, ne peuvent ignorer le rôle crucial des insoumis. "La gauche sans La France Insoumise, ça n'existe pas", assène-t-il.
Brunon a souligné l'importance des calculs politiques, alertant Lissy sur le fait qu'une coalition sans les insoumis est vouée à l'échec. "Il a besoin de nous pour gagner. Peut-être lui faut-il une semaine de plus pour réaliser que les chiffres ne sont pas de son côté", a-t-il commenté avec ironie. En effet, pour obtenir la majorité dans la métropole, qui compte 110 sièges, il lui faut 56 voix, alors que son groupe ne rassemble qu'une quarantaine d'élus.
"Le risque, c'est le retour de la droite"
En cas d'absence d'accord, Brunon envisage de se présenter lui-même pour la présidence de la métropole. Les insoumis proposent plusieurs conditions, notamment "une gratuité partielle des transports en commun" et "aucune expulsion sans relogement", selon son collègue Bastien Castillo. "Nous avons aussi mis en avant la nécessité de réquisitionner des logements vacants", complète Coline Pissard-Gibollet.
Guillaume Lissy, en réponse, a affirmé que "le programme est négociable". Toutefois, Brunon a averti que le manque de coopération politique pourrait mener à un risque d'ascension de la droite dans la métropole.
En dehors de Lissy, le maire de Jarrie, Raphaël Guerrero, a également annoncé sa candidature, soutenue par le groupe de centre-droit MTPS, propulsant ainsi un contexte compétitif et incertain en vue des prochaines échéances.







