À la suite d'une rencontre avec les professionnels, le Premier ministre a décidé d'autoriser les boulangers et fleuristes à ouvrir leurs portes le 1er mai, un jour traditionnellement chômé.
Moins de deux semaines avant la fête du travail, Sébastien Lecornu a statué en faveur des artisans. Il a déclaré : "Les boulangers et fleuristes artisanaux pourront ouvrir ce 1er mai", après des discussions fructueuses avec les représentants de ces professions, indique Le Monde. Cependant, il a précisé que cette ouverture serait possible à condition que les employés soient rémunérés au double et soient volontaires.
Un projet de loi qui visait à étendre les possibilités de travail le 1er mai, soutenu par le mouvement Renaissance et des partis de droite, avait été rejeté le 13 avril dernier. Les syndicats ainsi que la gauche avaient vivement critiqué cette initiative, considérant qu'elle allait à l'encontre des droits des travailleurs, comme l'a rapporté L'Indépendant.
Un projet de loi sera présenté avant le 1er mai
Lors d'une intervention au Sénat le 15 avril, Sébastien Lecornu a mentionné sa volonté de parvenir à "une solution négociée, sécurisante et pragmatique" pour les boulangers. En vertu de la législation actuelle, le 1er mai est un jour férié payé, mais le Code du travail permet parfois aux artisans de travailler ce jour-là, à condition de ne pas employer de salariés. Le non-respect de cette règle peut entraîner des sanctions financières pour les contrevenants.
Avant les discussions avec les représentants de la profession, la Confédération générale de l'alimentation en détail (CGAD), qui représente environ 360 000 commerces alimentaires, avait formulé une demande claire pour que soit actée "la possibilité d'employer des salariés le 1er mai", comme le précise Le Figaro.







