Alors que l’extrême droite européenne fait courir des ondes à Milan, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, choisit Barcelone comme scène d’une rencontre cruciale. Accompagné par le président brésilien Lula et d'autres figures progressistes, il entend promouvoir une réponse commune contre ce qu'il qualifie de « vague réactionnaire » qui menace les valeurs démocratiques.
Parmi les invités de ce sommet majeur, qui coïncide avec un rassemblement de leaders d'extrême droite en Italie, se trouvent des chefs d'État et de gouvernement d'Afrique du Sud, de Colombie, d'Uruguay et d'Irlande. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum sera également présente, un signal fort de solidarité, surtout à peine quelques semaines après les reconnaissances des abus historiques pendant la colonisation espagnole, comme l'a souligné le roi Felipe VI, un sujet sensible qui crée des tensions avec plusieurs pays latino-américains.
Lors d'une conférence de presse conjointe, Lula et Sánchez ont affirmé que ce sommet vise à défendre la démocratie dans un contexte de guerre au Moyen-Orient. « La paix est menacée par la montée des autoritarismes et la désinformation », a noté Sánchez, appelant à protéger les institutions démocratiques.
Ce rassemblement, le quatrième du genre, est par ailleurs accompagné par le forum de « Mobilisation progressiste globale », un événement qui voit des représentants de plus de 40 pays se pencher sur des solutions pour renforcer la démocratie mondiale. Cela témoigne d'un élan partagé entre des dirigeants désireux de contrer les dérives autoritaires. La position de l’Espagne a été saluée par le président colombien Gustavo Petro, qui la considère comme « à l’avant-garde en Europe », notamment sur la question de la paix en opposition aux interventions militaires américaines et israéliennes.
Pour conclure, alors qu'un front de gauche se dessine sous l'égide de Pedro Sánchez, un rassemblement de l’extrême droite se prépare à Milan, impliquant des figures comme Jordan Bardella et Geert Wilders, ce qui illustre un moment politique tendu, notamment à la lumière des récents revers électoraux de l'extrême droite en Hongrie.







