La société spatiale Blue Origin, dirigée par Jeff Bezos, a annoncé lundi qu'elle examinait un dysfonctionnement moteur qui s'est produit lors du dernier vol de sa fusée New Glenn. Ce problème a empêché le déploiement correct d'un satellite de communication.
Dimanche, l'entreprise avait réalisé le premier lancement de sa fusée avec un propulseur réutilisé, une étape que beaucoup considéraient comme décisive. Dans cette mission sans équipage, cependant, la fusée a échoué à placer le satellite d'AST SpaceMobile sur l'orbite spécifiée, avec des informations préliminaires pointant vers un souci de poussée.
Dave Limp, le directeur général de Blue Origin, a exprimé sa déception dans un communiqué sur les réseaux sociaux : "Bien que la récupération du propulseur soit un succès, il est évident que nous n'avons pas rempli la mission souhaitée par notre client." Ce constat souligne les enjeux élevés et les attentes placées sur les performances des entreprises spatiales.
Il a expliqué que l'un des moteurs n'avait pas fourni une poussée suffisante pour atteindre l'orbite prévue, mentionnant que les autorités américaines, en l'occurrence la FAA, participent également à l’enquête. "Nous travaillerons avec eux pour tirer les enseignements de ces données et apporter les améliorations nécessaires afin de relancer nos opérations de vol rapidement," a-t-il ajouté.
Le régulateur a de son côté précisé que la reprise des vols de New Glenn dépendrait de l'évaluation exhaustive de la situation, pour assurer la sécurité publique. L'imposante fusée, mesurant près de 100 mètres, a décollé de Cap Canaveral en Floride à 7h25 locales.
Après le décollage, les deux étages de la fusée se sont séparés, l'étage supérieur continuant son chemin pour tenter de placer le satellite en orbite. Bien que la récupération du propulseur ait été une réussite, le satellite s'est retrouvé sur une orbite basse, rendant les opérations ultérieures impossibles. AST SpaceMobile a confirmé que les coûts seraient couverts par l'assurance.
Jeff Bezos vise à faire de Blue Origin un concurrent sérieux de SpaceX dans le cadre du programme lunaire Artemis de la NASA, les deux entreprises développant des alunisseurs pour l’agence spatiale. Comme l’a rapporté Le Monde, cette situation met en lumière les défis que doivent relever les entreprises privées dans le secteur spatial.







