Dans une annonce marquée par une onde de choc, la Maison-Blanche a confirmé, ce lundi, la démission de Lori Chavez-DeRemer, ministre du Travail, après treize mois à la tête du département. Cette décision, révélée par le directeur de la communication, Steven Cheung, fait de Chavez-DeRemer la troisième femme à quitter l'administration Trump en l'espace de six semaines.
Nommée en mars 2025 sous l'égide de Donald Trump, elle a souvent été perçue comme une figure controversée, notamment en raison des coupes budgétaires qui ont affecté son ministère. Keith Sonderling, son numéro deux, a été désigné pour assurer l'intérim.
Un bilan contrasté
Steven Cheung a salué son mandat, déclarant qu'« elle a fait un boulot phénoménal pour protéger les travailleurs américains ». En retour, Chavez-DeRemer a exprimé sa gratitude, soulignant l'« honneur » qu'elle a eu de servir dans cette administration, qualifiée d'historique.
Ancienne élue de l'Oregon et âgée de 58 ans, elle s'est d'abord distanciée des pratiques majoritairement patronales au sein de l'exécutif, cultivant une relation étroite avec les syndicats. Cependant, au cours de son mandat, la réorganisation de l'administration fédérale a conduit à des suppressions de postes au sein de son ministère.
Des controverses qui fragilisent
Les récentes semaines ont été marquées par des controverses qui ont mis en péril sa position. Le New York Post a rapporté qu'elle fait l'objet d'une enquête liée à une relation « inappropriée » avec un membre de son équipe, ainsi qu'à des accusations de consommation d'alcool sur son lieu de travail. Des allégations de fraude, concernant des déplacements professionnels aux allures de vacances familiales, ont également vu le jour.
Bien que la Maison-Blanche ait qualifié ces accusations de « sans fondement » en janvier, elles ont nourri des plaintes internes dénonçant un environnement de travail toxique, comme l'a rapporté le New York Times. Les allégations pesant sur son époux, Shawn DeRemer, ajoutent une couche d'ombre à ce départ déjà tumultueux.
Alors que Trump continue de redéfinir son administration, ces départs successifs soulèvent des questions sur la stabilité à l'intérieur de la Maison-Blanche et sur l'avenir de la politique américaine en matière de travail.







