Une rumeur enflant sur les réseaux sociaux suggère que Donald Trump aurait tenté d'enclencher l'armement nucléaire pour frapper l'Iran. Ce récit, relayé par Larry Johnson, un ancien analyste de la CIA, a été développé lors d'une récente intervention sur un podcast, mais reste pour l'heure non vérifié.
D'après l'analyste, le général Dan Caine, chef d'état-major des armées, se serait opposé physiquement à Trump pour l'empêcher de lancer cette opération, après que le président aurait manifesté une perte de contrôle. Cependant, aucun élément tangible, comme le souligne France 24, n'a été présenté pour corroborer ces allégations. Même Johnson a reconnu sur son blog qu'il ne possédait pas de preuves concrètes pour soutenir ses dires.
En théorie, le président des États-Unis détient un pouvoir exclusif sur l'usage des armes nucléaires, sans intervention du Congrès ni de l'état-major. Toutefois, des militaires pourraient éventuellement désobéir à un ordre qu'ils jugeraient contraire aux normes internationales, notamment en ce qui concerne le droit humanitaire, comme le rappellent des experts en droit.
De réelles tensions avec l'état-major ?
En dépit de l'absence de preuves concernant cette affaire de codes nucléaires, des tensions pourraient bel et bien exister entre Trump et les hauts gradés militaires. Le général Dan Caine, en fonction depuis avril 2025, a évité de critiquer le président publiquement, mais des divergences semblent émerger. Par exemple, en février, lorsque Trump a affirmé que Caine lui avait promis une "victoire facile" en Iran, des sources proches du Pentagone avaient rapidement démenti, précisant que Caine avait en réalité mis en garde contre les risques de cette offensive.
Des rumeurs de "purge" au sein de l'armée circulent également, notamment après le limogeage de Randy George, chef d'état-major de l'armée de terre, sans explication. Dan Caine, dans une déclaration, a remercié George pour son service, un geste interprété comme une critique subtile du président.
Le Wall Street Journal a rapporté que suite à la perte de deux pilotes américains en Iran, des conseillers auraient écarté Trump des réunions stratégiques, jugé trop colérique et imprévisible. Cet incident résonne avec les inquiétudes quant à la gestion du conflit au Moyen-Orient et le comportement du président.







