L'Iran a exécuté Mehdi Farid, un homme reconnu coupable de liens avec les services de renseignement israéliens, a rapporté le pouvoir judiciaire national. Ce jour-là a été marqué par un climat de tension croissante, alors que l'Iran se retrouve à nouveau en plein conflit avec les puissances occidentales.
"Mehdi Farid a été exécuté ce matin pour collaboration avec le service d'espionnage du Mossad, après un examen approfondi de son affaire", a précisé Mizan Online, le site du pouvoir judiciaire. Cependant, aucune information n'a été fournie sur les circonstances de son arrestation ou les détails de son procès.
Le tribunal a jugé que Farid était coupable de "coopération en matière de renseignement et d'espionnage au profit du gouvernement israélien", comme l'a évoqué Mizan Online. Cette situation est d'autant plus préoccupante alors que l'Iran fait face à des exécutions en hausse depuis le début des tensions militaires.
Des exécutions à un rythme alarmant
Le jour précédent, les autorités iraniennes avaient également annoncé l'exécution d'une personne pour des accusations similaires de coopération avec Israël et les États-Unis. Selon des rapports d'organisations de droits humains, l'Iran aurait exécuté plus de 1.639 personnes en 2025, un chiffre record depuis 1989 et représentant une augmentation considérable par rapport à 2024.
Avec un cessez-le-feu en cours, prolongé indéfiniment le 21 avril, les experts suggèrent que ces actions pourraient contribuer à une escalade des tensions sur le front diplomatique, surtout en période de conflit actif avec Israël. "Ces pratiques continuent de ternir l'image de l'Iran à l'international", affirme un analyste des droits humains dont les travaux ont été relayés par le site FranceInfo.
L'impact des exécutions sur la population, déjà sous pression économique, soulève des inquiétudes croissantes au sein de la communauté internationale. Selon Amnesty International, l'Iran maintient sa position parmi les pays ayant le plus haut taux d'exécutions au monde, après la Chine.







