Le mardi 21 avril, la préfecture de Dordogne a ordonné l'abattage de 160 biches et sangliers dans un parc animalier de Mazeyrolles, une décision marquante qui a suscité l'indignation de nombreux habitants, comme le relaye ICI Périgord.
Cette opération, réalisée sous haute surveillance, a été motivée par des manualments graves et répétés aux réglementations en vigueur, notamment en ce qui concerne la protection de l'environnement et la santé animale. Le parc, propriété de l'établissement Le Gaulois depuis 40 ans, était fermé depuis plusieurs mois, et son éleveur de 75 ans avait cessé son activité l'année dernière pour des raisons de retraite. Toutefois, la fermeture a été précipitée par l’interdiction émise par la préfecture.
Lors des contrôles effectués, les autorités ont découvert des conditions d'élevage inacceptables, incluant des carcasses en décomposition et de la viande congelée depuis plusieurs années, ce qui a amené à des questions sur la réglementation du bien-être animal. Malgré sa richesse historique sur la scène touristique locale, ce parc animalier n’a pas été épargné par la vigilance des services vétérinaires.
La décision de mettre à mort le gibier n’est pas survenue sans avertissement. Les autorités avaient mis en demeure le propriétaire à de nombreuses reprises. "Face à l'absence de mise en conformité, la préfète a pris la décision de l'abattage," a expliqué un représentant de la préfecture. Les circonstances entourant ces violations sont désormais examinées par les autorités judiciaires.
Une opération encadrée par la loi
L'intervention menée mardi a mobilisé les services vétérinaires, des agents de l'Office Français de la Biodiversité ainsi qu'une entreprise spécialisée dans l'abattage, le tout sous l'œil vigilant d'une vingtaine de gendarmes. Les conditions dans lesquelles se sont déroulés ces abattages ont choqué les habitants du hameau, témoignant de l'impact d'une opération de cette envergure sur un village déjà fragile.
Le propriétaire, qui a exprimé son désarroi, affirme avoir tenté de répondre aux demandes des autorités : "Je leur ai dit qu'il fallait me laisser le temps de le faire," a-t-il déclaré, péniblement témoin de la fin de son élevage. Sa douleur est partagée par plusieurs membres de la communauté, dont Eric, un proche, qui a assisté à l’événement et s’est dit troublé par la brutalité de l’opération.
Les répercussions locales
En dépit des critères légaux qui ont présidé à cette intervention, les habitants, comme Rodolphe, affirment que les avertissements des autorités avaient déjà retenu leur attention depuis longtemp. "Ça faisait longtemps qu'ils surveillaient cet élevage," a-t-il affirmé, confirmant que la situation n'était pas isolée. Alors que le village fait face à cette tragédie, de nombreuses questions demeurent sur la gestion future de la faune et les standards d’élevage à respecter en Dordogne.







